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Liban - Les Archives Racontent...

Les collègues de Kassir « choqués » par l’élimination d’un éditorialiste libre À son bureau d’ « an-Nahar », une rose, un drapeau et un foulard aux couleurs de l’opposition

Dans « L'Orient-Le Jour » du 3 juin 2005

Les ténors de l’opposition au siège d’« an-Nahar ». Photo Michel Sayegh

(...) C'est un silence trop pesant (...) qui régnait hier au cinquième étage des locaux d'an-Nahar (...).
Akl Awit, directeur du supplément culturel, a de la peine à contenir son émotion. Samir Kassir était son grand ami. (...)
Élias Khoury, rédacteur en chef du supplément culturel, tient à rendre hommage, dans tous les médias, à son ami. « Je veux livrer mon témoignage pour que l'on sache quel grand homme était Samir Kassir », dit-il.
Les yeux bouffis, Élias Khoury parle d'emblée de la plume libre de son camarade, de ses prises de position, de sa lutte pour la démocratie.
(...) Élias Khoury évoque surtout l'amitié qui le liait à l'éditorialiste d'an-Nahar. Il parle d'un Samir Kassir que les lecteurs ne connaissent pas. (...) Le rédacteur en chef du supplément culturel d'an-Nahar s'attarde surtout sur la générosité de l'éditorialiste assassiné. (...)
C'est une ambiance également triste qui régnait au sixième étage du siège d'an-Nahar. Dans une aile de l'étage, les journalistes de la section locale, éprouvés par la mort d'un collègue, préparaient tristement les grandes lignes de l'édition du lendemain consacrée à Samir Kassir « l'homme, le journaliste, l'écrivain, le professeur », précise Nabil Bou Monsef, chef du service local. (...)
(...) Hier, des jeunes se sont retrouvés devant les locaux d'an-Nahar, des étudiants pour la plupart. Ils ont brandi des stylos à bille pour rendre hommage à Samir Kassir et pour clamer que « rien n'aura raison des plumes libres ».

(...) C'est un silence trop pesant (...) qui régnait hier au cinquième étage des locaux d'an-Nahar (...).Akl Awit, directeur du supplément culturel, a de la peine à contenir son émotion. Samir Kassir était son grand ami. (...)Élias Khoury, rédacteur en chef du supplément culturel, tient à rendre hommage, dans tous les médias, à son ami. « Je veux livrer mon témoignage pour que l'on sache quel grand homme était Samir Kassir », dit-il.Les yeux bouffis, Élias Khoury parle d'emblée de la plume libre de son camarade, de ses prises de position, de sa lutte pour la démocratie.(...) Élias Khoury évoque surtout l'amitié qui le liait à l'éditorialiste d'an-Nahar. Il parle d'un Samir Kassir que les lecteurs ne connaissent pas. (...) Le rédacteur en chef du supplément culturel d'an-Nahar s'attarde surtout sur la...
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