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Moyen Orient et Monde - Conflits Territoriaux

Passe d’armes entre Washington et Pékin sur la mer de Chine méridionale

Le navire américain USS Shiloh, ancré aux Philippines pour des patrouilles sur fond de conflits territoriaux en mer de Chine méridionale. Robert Gonzaga/AFP

Les États-Unis et la Chine ont échangé mises en garde et admonestations ce week-end, lors d'un sommet sur la sécurité en Asie au sujet du contrôle de zones stratégiques en mer de Chine méridionale.
Les États-Unis, mais aussi des pays riverains disputant la souveraineté de ces zones sur cette voie maritime de première importance reprochent à Pékin son agressivité et des opérations d'aménagement les mettant devant le fait accompli. Le point de tension se situe actuellement dans les îles Spratleys, un vaste archipel corallien de la mer de Chine méridionale s'étalant sur environ 410 000 kilomètres carrés. Elles sont situées sur un carrefour de routes maritimes stratégiques pour le commerce mondial et recèlent potentiellement d'importantes réserves d'hydrocarbures. Les îles sont revendiquées pour tout ou en partie par la Chine, le Vietnam, les Philippines, Brunei, Taïwan et la Malaisie. Or, Pékin, qui revendique ses droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine, y mène d'énormes opérations de remblaiement, transformant des récifs coralliens en ports et en infrastructures diverses, et les pays de la région redoutent un coup de force du géant chinois. Voilà quelques jours, l'armée chinoise a sommé un avion de surveillance P-8 Poseidon de la marine américaine de quitter la zone en question qu'il survolait. Mais l'équipage a ignoré l'injonction.
Lors d'une conférence à Singapour réunissant de hauts responsables militaires, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a accusé samedi la Chine de n'être « pas en phase avec les règles et les normes internationales ». « Il ne devrait pas y avoir de méprise : les États-Unis voleront, navigueront et opéreront partout où les lois internationales le permettent, comme les forces américaines le font dans le monde entier », a aussi prévenu M. Carter. Ce dernier a néanmoins reconnu que d'autres pays avaient développé des avant-postes dans la zone, à des échelles diverses, y compris le Vietnam avec 48 avant-postes, les Philippines avec huit, la Malaisie avec cinq et Taïwan un avant-poste.

« Souveraineté indiscutable »
Hier, l'amiral Sun Jianguo, chef d'état-major général adjoint de l'Armée populaire de libération (APL), a minimisé les tensions et balayé les accusations américaines. « La situation en mer de Chine méridionale est dans l'ensemble sereine et stable, la liberté de navigation n'a jamais été entravée », a-t-il affirmé. « La Chine a réalisé des travaux sur certains îles et récifs en mer de Chine méridionale principalement dans le dessein d'améliorer le fonctionnement de ces îles et récifs, et les conditions de vie et de travail des personnels qui y sont stationnés », a-t-il ajouté. L'amiral Sun a répété la position des autorités communistes selon lesquelles la souveraineté de Pékin sur ces zones est « indiscutable », et s'appuie sur des « arguments historiques et juridiques ».

(Source : AFP)

Les États-Unis et la Chine ont échangé mises en garde et admonestations ce week-end, lors d'un sommet sur la sécurité en Asie au sujet du contrôle de zones stratégiques en mer de Chine méridionale.Les États-Unis, mais aussi des pays riverains disputant la souveraineté de ces zones sur cette voie maritime de première importance reprochent à Pékin son agressivité et des opérations d'aménagement les mettant devant le fait accompli. Le point de tension se situe actuellement dans les îles Spratleys, un vaste archipel corallien de la mer de Chine méridionale s'étalant sur environ 410 000 kilomètres carrés. Elles sont situées sur un carrefour de routes maritimes stratégiques pour le commerce mondial et recèlent potentiellement d'importantes réserves d'hydrocarbures. Les îles sont revendiquées pour tout ou en partie...
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