C'est le nombre de minutes dépensées par jour en activité physique qui seraient aussi bénéfiques pour des septuagénaires en termes de longévité que d'arrêter de fumer, selon une étude publiée dans la revue britannique British Journal of Sports Medicine.
Selon Ingar Holme et Sigmund Alfred Anderssen, spécialistes en médecine sportive de l'École norvégienne des sciences du sport d'Oslo, ayant signé ce travail, « l'activité physique pratiquée comme loisir, que ce soit de manière modérée ou intense, est fortement associée à une réduction de la mortalité, toutes causes de décès confondues ». Ils ont, pour ce travail, analysé les données de santé d'hommes de plus de 70 ans, dans le cadre d'une vaste étude épidémiologique norvégienne, rapporte l'AFP. À cet effet, 16 000 hommes nés entre 1923 et 1932 ont été examinés et interrogés en 1972-73, puis 6 000 d'entre eux ont été à nouveau interrogés en 2000 et suivis médicalement jusqu'en 2011.
Le niveau d'activité physique des participants a été pris en compte tant du point de vue de la durée hebdomadaire que de l'intensité du sport pratiqué. Il ressort de l'étude que 30 minutes d'exercice physique, qu'il soit léger, moyen ou bien intense, pratiqué six jours par semaine est associé à une « réduction du risque de mortalité » d'environ 40 % en moyenne pour ces septuagénaires.
Le fait de pratiquer au moins trois heures de sport par semaine est associé à une « espérance de vie prolongée de cinq ans » par rapport à des septuagénaires sédentaires.
Cette étude n'est pas la première à souligner les liens entre activité physique et longévité. Selon une vaste étude australienne publiée en avril dans la revue américaine JAMA Internal Medicine, les plus de 45 ans pratiquant une activité physique soutenue et régulière ont en moyenne 13 % de risque en moins de mourir de manière prématurée.
Santé
Le chiffre de la semaine
OLJ / le 19 mai 2015 à 00h00


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