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Économie - Pétrole

L’Iran veut retrouver le premier rang régional

Un accord nucléaire avec les grandes puissances et la levée des sanctions internationales feraient de l'Iran l'acteur majeur du Moyen-Orient en matière d'énergie et attireraient la majorité des investissements étrangers, ont assuré mercredi de hauts responsables iraniens. L'Iran, assis sur les quatrièmes réserves mondiales de pétrole et les deuxièmes de gaz, a vu ses exportations d'or noir diminuer de moitié depuis l'instauration en 2012 d'un embargo pétrolier sévère pour le contraindre à abandonner son programme nucléaire controversé.
Téhéran exporte actuellement environ 1,3 million de barils par jour, contre 2,5 mbj en 2011. Au sein de l'Opep, il a perdu son deuxième rang d'exportateur derrière l'Arabie saoudite, puissance rivale politique et économique. Les géants pétroliers ont cessé graduellement leurs activités en Iran, remplacés par des acteurs locaux ou des entreprises chinoises, alors que les gisements pétroliers et gaziers sont sous-exploités. Mais la perspective d'un accord global en cours de négociation qui doit aboutir d'ici au 30 juin et la levée des sanctions qui doit suivre aiguisent l'appétit des investisseurs étrangers présents cette semaine à la Foire annuelle du pétrole et du gaz de Téhéran.
« Il est temps d'avoir une position de force dans les relations avec ceux qui viennent en Iran et veulent y travailler », a affirmé le ministre du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, dans son discours d'ouverture de la Foire. « Il est compréhensible qu'ils nous aient quittés pendant les temps difficiles pour telle ou telle raison », a-t-il ajouté devant des participants venus d'une trentaine de pays, espérant « travailler avec eux à partir d'une bonne position pour devenir le numéro un de l'industrie pétrolière de la région ».
Les principaux clients de l'Iran sont asiatiques (Chine, Inde, Japon, Corée du Sud). Pour attirer les investisseurs, Téhéran souhaite modifier la nature de ses contrats pour les rendre plus attractifs. Le processus, lancé après l'élection de Hassan Rohani (juin 2013), prend toutefois du temps et la présentation des nouveaux contrats est attendue pour septembre. Les autorités espèrent que ces nouveaux modèles de contrats pétroliers fondés sur « la réalité du marché mondial de l'énergie (...) deviendront tellement attractifs que l'industrie nationale attirera les investissements étrangers », a pour sa part assuré le premier vice-président iranien chargé de l'Économie, Eh'saq Jahanguiri. L'Iran, a-t-il dit, est déterminé à reprendre sa place sur le marché mondial « très rapidement après la conclusion d'un accord nucléaire ».
Selon le ministère du Pétrole, 1 200 entreprises iraniennes et 600 entreprises internationales, venues de 29 pays dont la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l'Allemagne ou encore la Russie, sont inscrites à la Foire. « L'Iran a beaucoup de ressources et peut devenir une puissance encore plus grande si les sanctions disparaissent », a expliqué Gerhard Klaumunzer, qui travaille au service vente de Deep Blue Pump FZC, une entreprise germano-chinoise qui opère en Iran.
(Source : AFP)

Un accord nucléaire avec les grandes puissances et la levée des sanctions internationales feraient de l'Iran l'acteur majeur du Moyen-Orient en matière d'énergie et attireraient la majorité des investissements étrangers, ont assuré mercredi de hauts responsables iraniens. L'Iran, assis sur les quatrièmes réserves mondiales de pétrole et les deuxièmes de gaz, a vu ses exportations d'or noir diminuer de moitié depuis l'instauration en 2012 d'un embargo pétrolier sévère pour le contraindre à abandonner son programme nucléaire controversé.Téhéran exporte actuellement environ 1,3 million de barils par jour, contre 2,5 mbj en 2011. Au sein de l'Opep, il a perdu son deuxième rang d'exportateur derrière l'Arabie saoudite, puissance rivale politique et économique. Les géants pétroliers ont cessé graduellement leurs...
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