Les premiers pas ...
Je n'ai pas été contacté par quelqu'un de cette production, mais par Bonnie Arnold, productrice de Dreamworks (How to Train Your Dragon ). Je la connaissais de Disney. On lui avait demandé qui serait le plus apte pour cette tâche et elle a présenté mon nom. Le concept était né bien avant que je n'intervienne parce qu'on pensait à une formule de film de fiction. Puis les autres producteurs comme Clark Petersen ont avancé l'idée de film d'animation. Mais c'est Salma Hayek qui a proposé, au lieu de faire des poèmes animés, de réaliser un film animé avec un narratif. Parce que, dit-elle, cela aiderait l'audience à voyager à travers les poèmes.
« The Prophet » en film d'animation, quelle idée bizarre...
J'avais lu le livre depuis très longtemps, j'étais à l'école. Quand Salma Hayek m'a soumis l'idée, ça m'avait choqué, car cela me paraissait très étrange de faire un livre philosophique dans ce format. Mais j'avais envie de plonger dans ce projet, je ne savais pas comment, mais je devais le faire. J'ai alors choisi quelques réalisateurs. La subtilité résidait dans le passage d'un poème à l'autre avec grâce et finesse.
Pourquoi 2 D et pas 3D ?
J'ai grandi avec l'animation traditionnelle. Alors, quand on m'a demandé comment j'allais le faire, j'ai tout de suite répondu que je voulais ce mode-là. À vous dire franchement, j'ai commencé par l'animation sur papier, mais j'ai dû faire intervenir l'ordinateur en cours de route puis retoucher à nouveau avec un graphique plat. C'était pour garder le lien entre tous les tableaux. Une chose risquée, mais il fallait prendre ce risque.
Êtiez-vous le « roi » sur le tournage ?
(Le réalisateur à la crinière rousse comme son personnage fétiche, le roi de la forêt, est pris alors d'un fou rire). Il y avait une entière liberté sur ce film. Certes, j'avais un droit de regard, mais je voulais que chacun ait son indépendance et son identité particulière.
Le film achevé, étiez-vous convaincu du format ?
Plus qu'heureux. J'ai réalisé que l'animation était un bon média pour la poésie parce que ce n'est pas littéraire. Ce format est accessible aux enfants et aux adultes.
Que représente le monde animé pour vous ?
Durant quatre ans, j'étais chez Disney puis j'ai été chez Sony Pictures, croyant que mes projets seraient mieux compris. Je réalise aujourd'hui que c'est un monde difficile. Il ne faut jamais se laisser décourager. Pour moi, The Prophet est un cadeau de l'univers.
« The Prophet » en film d'animation, quelle idée bizarre...J'avais lu le livre depuis très longtemps, j'étais à l'école. Quand Salma Hayek m'a soumis...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef