Avec les fêtes de Pâques qui nous donnent la foi dans la résurrection des morts, espérons que notre cher pays, rongé par la « corruptibilité », ressuscitera un jour dans l'incorruptibilité; rongé par la misère, ressuscitera dans la gloire; rongé par la faiblesse de ses dirigeants qui ne veulent pas élire un président de la République depuis bientôt un an, ressuscitera dans la puissance. Et avec l'afflux des réfugiés, dont le nombre ne cesse de grandir et alors que les Libanais sont presque devenus des hôtes dans leur propre pays, il est grand temps de se pencher sur ce problème social qui empêche les citoyens de trouver un travail décent. À cet égard, il faudra aider nos jeunes universitaires, qui sont le vrai poumon du Liban, à trouver un emploi pour ne plus émigrer vers d'autres cieux et forger leur avenir ailleurs, où les assurances, indemnités et la Sécurité sociale sont sérieuses et consistantes, et peuvent au moins acheter un appartement et assurer leur avenir. Un avenir qui doit déboucher pour tous sur autre chose que la perpétuelle succession des erreurs. Un avenir stable qui ne connaîtra plus jamais la guerre civile. Enfin, en langage spirituel, tout mouvement qui porte l'homme vers l'avenir s'appelle l'espérance. Mettons notre foi en Dieu au service de notre beau pays du Cèdre.
Nos lecteurs ont la parole - Antoine Sabbagha
La résurrection du Liban
OLJ / le 22 avril 2015 à 01h04

