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Nos lecteurs ont la parole - Karim Najjar

Repenser l’homme

Ils sont là, à gronder à notre porte. Un brouhaha incessant, des tambours, des cliquetis, des cris. La terre en tremble et nous en tremblons de plus en plus. Une véhémence débordante, une haine sans limite, ils disjonctent totalement.
Fortement inflammables, un brin explosifs, ils répandent la mort autour d'eux avant d'aller rejoindre le créateur. Assassins d'étudiants, coupeurs de gorges, fous à lier.
Ils grondent. Ils vocifèrent leur mal, vomissent leurs insanités, et veulent asservir le monde à leur cause.
Et ils sont partout, avec des modes d'expression variant en fonction de leur lieu d'exercice, à travers le prisme de la culture locale.
En France, pays démocratique et berceau de la modération et de la liberté, ils entendent restreindre la liberté, font la promotion des « bonnes musiques » et stigmatisent tout ce qui ne leur plaît pas. Ils ne sont pas violents, heureusement. Une part non négligeable de la population adhère de plus en plus à leurs idées.
En Afrique, ce sont des bandes de jeunes armés jusqu'aux dents qui font la loi comme bon leur semble, et éliminent toute forme de vie qui leur est hostile.
Ailleurs, ils bouillonnent, fomentent, accusent, violentent et constituent un vrai abcès pour leurs compatriotes.
Mais au fond, ces gens ne sont que l'expression de notre inconscience et de nos inconséquences. Notre incapacité à répartir équitablement nos richesses.
Ce week-end, un marathon a été organisé dans le Golfe. Afin d'exploser le nombre de marathoniens et ainsi assouvir leur ego surdimensionné, les organisateurs ont demandé aux travailleurs immigrés « pauvres » d'aller participer au marathon. Il y en a qui ont participé en jeans et chaussures, forcés de courir. Ces « pauvres », déjà entassés à 10 dans de minuscules poulaillers pour envoyer de maigres sommes à leurs familles dans le besoin au Pakistan ou en Inde, sont réquisitionnés par des nababs qui roulent en 4 x 4 et se vautrent dans un luxe très confortable.
C'est comme si nous maltraitions une partie de notre corps, et que l'on s'étonnait d'y voir un jour de fâcheuses conséquences. Si nous maltraitons notre corps, nous créons immanquablement une source de déséquilibre.
Continuons à maltraiter l'humanité par ces inégalités croissantes et scandaleuses, et nous aurons de plus en plus d'extrémistes de tous bords, qui ne feront qu'exprimer un mal profond.
Il faut repenser l'homme, ça urge.

Ils sont là, à gronder à notre porte. Un brouhaha incessant, des tambours, des cliquetis, des cris. La terre en tremble et nous en tremblons de plus en plus. Une véhémence débordante, une haine sans limite, ils disjonctent totalement.Fortement inflammables, un brin explosifs, ils répandent la mort autour d'eux avant d'aller rejoindre le créateur. Assassins d'étudiants, coupeurs de gorges, fous à lier.Ils grondent. Ils vocifèrent leur mal, vomissent leurs insanités, et veulent asservir le monde à leur cause.Et ils sont partout, avec des modes d'expression variant en fonction de leur lieu d'exercice, à travers le prisme de la culture locale.En France, pays démocratique et berceau de la modération et de la liberté, ils entendent restreindre la liberté, font la promotion des « bonnes musiques » et stigmatisent tout ce...
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