Arnaud Desplechin ? Jacques Audiard ? Gus Van Sant ? Nanni Moretti ? À deux semaines de l'annonce de la sélection officielle du 68e Festival de Cannes, les pronostics vont bon train sur les films qui pourraient être retenus en compétition.
Thierry Frémaux et le nouveau président du festival Pierre Lescure lèveront le voile le 16 avril sur la vingtaine de longs-métrages du monde entier en compétition cette année pour la Palme d'or, selon un mélange de glamour et d'exigence.
Ils rendront aussi publique la liste des films présentés hors compétition ou dans la section « Un certain regard », dénicheuse de talents du plus grand rendez-vous planétaire du 7e art, qui se déroulera du 13 au 24 mai.
Pour les prétendants français à la Palme d'or, plusieurs noms sont avancés dont celui de Jacques Audiard, déjà trois fois en course avec Regarde les hommes tomber, Un Prophète et De rouille et d'os. Il pourrait être à nouveau en lice avec Erran, drame sur fond de choc des cultures librement inspiré des Lettres persanes de Montesquieu.
Après Jimmy P., en compétition en 2013, Arnaud Desplechin pourrait aussi être de retour avec Trois Souvenirs de ma jeunesse, un « préquel ». Ce nouvel opus avec Mathieu Amalric met en scène l'enfance et la jeunesse de Paul Dédalus, prof de philo normalien trentenaire dans le film de 1996.
Maïwenn, prix du jury en 2011 pour Polisse, aurait des chances de revenir avec Mon Roi.
Douze ans après son dernier film, Jean-Paul Rappeneau pourrait être sélectionné pour Belles Familles, Valérie Donzelli pour Marguerite et Julien et Gaspard Noé pour Love.
Joachim Phoenix chez Woody Allen ?
L'Amérique du Nord devrait aussi être comme chaque année bien représentée, avec quelques poids lourds comme Sea of Trees de Gus Van Sant (Palme d'or en 2003 pour Elephant), Irrational Man de Woody Allen ou Midnight Special de Jeff Nichols.
L'Italie pourrait revenir en force avec Mia Madre de Nanni Moretti (Palme d'or en 2001 avec La Chambre du fils), La Giovinezza de Paolo Sorrentino ou Il Racconto dei racconti de Matteo Garrone avec Salma Hayek.
Également l'Espagne serait représentée par le thriller Regression d'Alejandro Amenabar, la Norvège par Louder Than Bombs de Joachim Trier et la Grèce par The Lobster de Yorgos Lanthimos.
Quant à l'Asie, les habitués seraient le Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul pour Love in Khon Kaen, le Taïwanais Hou Hsiao-hsien pour The Assassin, le Japonais Hirokazu Kore-Eda pour Kamakura Diary ou sa compatriote Naomi Kawase pour Sweet Red Bean Paste.
Pour l'Amérique latine, l'Argentin Pablo Trapero serait bien placé avec son thriller El Clan.
Côté animation, la Croisette pourrait accueillir Le Petit Prince de Mark Osborne, adaptation aux 60 millions d'euros de budget du célèbre livre d'Antoine de Saint Exupéry, ou le dernier Pixar Vice Versa.
(Source : AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef