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Liban

Campagne de solidarité avec al-Jadeed, à la veille de sa comparution devant le TSL

Une vue de l'assistance, hier, au meeting de solidarité avec al-Jadeed. (photo Marwan Assaf)

À la veille de la comparution de Carma Khayat (al-Jadeed) devant le TSL à La Haye, le 16 avril, une rencontre de solidarité avec elle et avec la chaîne de télévision qu'elle représente a été organisée à la faculté d'information de l'Université libanaise, à l'Unesco. Le PDG de la chaîne Tahsin Khayat était ainsi entouré du président du CNA Abdel Hadi Mahfouz et du PDG du quotidien as-Safir, Talal Selmane, ainsi que d'autres personnalités du monde des médias. Les trois orateurs qui se sont succédé à la tribune, Ibrahim Awad, au nom du CNA, Issam Karam, au nom des avocats, et Tahsin Khayat lui-même ont exprimé leur refus de voir une chaîne libanaise et une journaliste brillante, qui fait du journalisme d'investigation, traînées devant le TSL, qui est censé jugé les suspects de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Sous le slogan « La liberté pour tous est le chemin vers la vérité », tous les présents ont exprimé leur solidarité avec la chaîne mise en cause pour avoir, selon les termes de l'accusation, bafoué le TSL.
Ibrahim Awad a précisé que tous les Libanais souhaitent faire la lumière sur l'assassinat du martyr Rafic Hariri, mais ils ne veulent pas que le TSL sorte de sa mission et se mette à juger les médias dont le rôle est d'informer les citoyens.
Me Issam Karam a déclaré de son côté que la faute d'un juge est inacceptable parce qu'elle crée un précédent et une jurisprudence. Il s'est aussi demandé pour quel crime est jugée Carma Khayat ? Parce qu'elle a publié les noms des témoins, mais, selon lui, cette démarche est tout à fait légale, exactement comme la publication des noms des accusés. Enfin, si crime il y a, il a eu lieu au Liban et c'est donc à la justice libanaise de le juger. Ce thème a été repris par le président du syndicat des rédacteurs Élias Aoun qui avait rencontré le président du TSL il y a trois mois dans le but de plaider pour le transfert du procès vers les tribunaux libanais. Élias Aoun a affirmé que Carma Khayat n'a pas bafoué le TSL et sa comparution devant ce tribunal est une injustice, d'autant qu'elle se bat pour la liberté d'expression. Tahsin Khayat de son côté a précisé qu'il ne faut pas parler de Tribunal international, puisque de nombreux pays sont exclus de ce tribunal. Il a ajouté que ce tribunal a un membre secret, c'est Israël, dont il faut déceler les traces dans toutes les actions de ce TSL. Khayat a rappelé que la chaîne al-Jadeed a été de tous les combats pour la liberté d'expression, aux côtés de la Future TV, de la MTV et d'al-Manar... Talal Selmane a souhaité bonne chance à Carma Khayat, estimant qu'elle est à la hauteur du défi et qu'elle saura montrer au TSL de quel côté est le droit.
Enfin, l'ancien président de la Chambre Hussein Husseini a exprimé sa totale solidarité avec la liberté de presse, sans la moindre réserve, ajoutant que cette liberté est mise en cause aujourd'hui par le TSL, mais elle est l'essence du Liban. Parmi les présents, une voix s'est élevée, celle de Simon Aboufadel qui a voulu prendre ses distances avec le quotidien al-Akhbar, lui aussi déféré devant le TSL et jugé par défaut, précisant que s'il est solidaire avec al-Jadeed, il estime que ce quotidien est coupable d'insultes au TSL et à d'autres. Immédiatement, certains présents lui ont répondu que la solidarité est indivisible. Il s'agit d'une question de principe.

À la veille de la comparution de Carma Khayat (al-Jadeed) devant le TSL à La Haye, le 16 avril, une rencontre de solidarité avec elle et avec la chaîne de télévision qu'elle représente a été organisée à la faculté d'information de l'Université libanaise, à l'Unesco. Le PDG de la chaîne Tahsin Khayat était ainsi entouré du président du CNA Abdel Hadi Mahfouz et du PDG du...
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