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Liban - Souvenir

Messe pontificale à Saint-Pierre de Rome, dimanche, pour le centenaire du génocide de 1915

Le président de la République d'Arménie, Serge Sarkissian, les deux catholicos d'Etchmiadzine et d'Antélias et le patriarche Nersès Bedros XIX des arméniens-catholiques assisteront à une cérémonie religieuse qui promet d'être historique.

Des réfugiés arméniens, en Syrie, dans les années 1915-1916.

Répondant à un vœu de l'Église catholique arménienne, le pape François célébrera une messe pour le centenaire du génocide des Arméniens (1915) ce dimanche 12 avril, dimanche de la Miséricorde, en la basilique Saint-Pierre de Rome.
Le président de la République d'Arménie, Serge Sarkissian, les deux catholicos d'Etchmiadzine et d'Antélias (Maison de Cilicie), Karékine II et Aram Ier, et le patriarche Nersès Bedros XIX des arméniens-catholiques seront présents à la cérémonie religieuse, ainsi que des représentants des milliers d'Arméniens attendus dans la capitale italienne dans les prochains jours.
La double signification, nationale et œcuménique, de la célébration est évidente. La rencontre revêt également une dimension internationale au regard du drame que vivent les Églises chrétiennes au Moyen-Orient à l'heure actuelle. Elle aidera à mettre en lumière aussi bien la cause de l'Arménie que celle, plus large, de toutes les Églises orientales.

 

Du Liban, une délégation de 400 personnes
Une délégation de quelque 400 personnes est attendue à Rome venant du Liban, dont quelques officiels. Il n'est pas exclu que des représentants de la presse arménienne locale soient également présents.
Lundi soir, le patriarche Nersès Bedros XIX et les membres du synode arménien-catholique ont pris l'avion pour Rome. La délégation sera reçue par le pape aujourd'hui. La chorale patriarcale « Groung » (la grue), du nom de l'oiseau migratoire mythique qui, selon la tradition arménienne, « quitte le pays natal sans perdre l'espoir d'y revenir », animera dimanche un concert au Vatican.



Que dira le pape François durant la messe du 12 avril ?
Prononcera-t-il le mot « génocide » pour parler des massacres qui se sont produits en 1915 ? Cela correspondait sans doute au vœu des Églises arméniennes. En 2006, lors de la commémoration des événements, alors qu'il était encore archevêque de Buenos Aires, François avait demandé à la Turquie de reconnaître ces massacres comme « le plus grave crime de la Turquie ottomane contre le peuple arménien et l'humanité toute entière », rappellent les observateurs.

 

La « main tendue »
La Turquie, elle, n'a jamais officiellement reconnu dans ces massacres un génocide. Mais le gouvernement turc a posé quelques gestes de repentance, comme des condoléances présentées en 2014 par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, aujourd'hui président de la Turquie, aux descendants des victimes.
À l'occasion de son voyage en Turquie, en novembre dernier, François avait salué le geste d'Erdogan, qu'il avait qualifié de « main tendue » et appelé à la réconciliation.
De son côté, l'Église apostolique arménienne a l'intention de canoniser collectivement, le 23 avril prochain, les victimes d'un massacre perpétré à l'initiative du gouvernement des « Jeunes-Turc » d'alors, qui fit plus d'un million et demi de morts dans les rangs de la population arménienne et d'autres minorités chrétiennes.

Répondant à un vœu de l'Église catholique arménienne, le pape François célébrera une messe pour le centenaire du génocide des Arméniens (1915) ce dimanche 12 avril, dimanche de la Miséricorde, en la basilique Saint-Pierre de Rome.Le président de la République d'Arménie, Serge Sarkissian, les deux catholicos d'Etchmiadzine et d'Antélias (Maison de Cilicie), Karékine II et Aram Ier, et le patriarche Nersès Bedros XIX des arméniens-catholiques seront présents à la cérémonie religieuse, ainsi que des représentants des milliers d'Arméniens attendus dans la capitale italienne dans les prochains jours.La double signification, nationale et œcuménique, de la célébration est évidente. La rencontre revêt également une dimension internationale au regard du drame que vivent les Églises chrétiennes au Moyen-Orient à...
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