Mais que s'est-il passé en mars pour que l'économie américaine ne crée que 126 000 emplois nets hors agriculture contre 264 000 en février ?
Personne et encore moins les économistes ne s'attendaient à un chiffre aussi faible, le consensus tablant sur la création de 248 000 emplois nets aux États-Unis en mars. Le nombre de postes créés en février qui a été initialement estimé à 295 000 ressort à 264 000 tandis que le taux de chômage dans le pays s'est établi à 5,5 % en mars, un niveau stable par rapport à février. Quoi qu'il en soit, le fait que l'économie américaine ait créé deux fois moins d'emplois en mars qu'en février devrait inciter la Fed à rester prudente avant de relever ses taux étant donné que la situation sur le marché de l'emploi aux États-Unis est un élément déterminant pour l'évolution de la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), dont les taux d'intérêt sont proches de zéro depuis la fin 2008. À l'issue de sa réunion de politique monétaire des 17 et 18 mars, la Fed a indiqué qu'elle pourrait commencer à relever ses taux d'intérêt cette année, mais pas avant le mois de juin. Dans un communiqué, l'institution a souligné qu'elle n'entamerait le processus de normalisation de sa politique monétaire que lorsqu'elle serait « raisonnablement confiante » dans un redressement du taux d'inflation aux États-Unis vers son objectif de 2 % et à la condition que le marché de l'emploi continue de s'améliorer. Or, les chiffres de mars témoignent d'un ralentissement dans le rythme des créations d'emplois, ce qui pourrait inciter la Fed à rester attentiste avant de remonter les taux en fin d'année. Une perspective qui fait chuter le dollar face à toutes les devises. Face au yen, le billet vert recule de 0,78 %, à 118,82. L'euro à l'inverse s'envole de 1,22 % et repasse au-dessus des 1,10$.
Cet article est réalisé par Fidus

