AFP PHOTO/ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
La série noire continue pour les supporters de la Canebière. Cela fait désormais sept rencontres que l'Olympique de Marseille (OM) n'a pas remporté la moindre victoire face au Paris Saint Germain (PSG). Le bilan est sans appel : depuis la dégelée infligée au club de la capitale le 27 novembre 2011 à domicile (3-0), les marseillais ont perdu six duels pour un petit nul contre leurs adversaires du soir en Ligue 1. Un historique embarassant auquel il faut ajouter deux défaites supplémentaires lors des coupes nationales (Coupe de la Ligue en 2012 et Coupe de France en 2013).
La défaite d'hier au Vélodrome (2-3) permet donc au PSG de soigner un peu plus ses stats face à un rival désabusé. Blaise Matuidi (crochet et enroulé du droit à la 35e), Marquinhos (opportuniste sur un cafouillage à la 49e) et le pauvre Jeremy Morel (déviation dans ses propres filets à la 51e), ont permis aux hommes de Laurent Blanc de porter leur total à 19 réalisations en 9 matchs, toutes compétitions confondues, soit une moyenne de 2 buts par rencontre contre l'OM. En comparaison, les Phocéens n'ont fait trembler les filets adverses qu'à 6 reprises sur la même période, en comptant le doublé d'André-Pierre Gignac inscrit lors de cet énième rendez-vous manqué et qui les relègue à cinq point du PSG, à quatre de l'Olympique Lyonnais. A sept rencontres de la fin du championnat, les carottes sont sans doute définitivement cuites pour les hommes de Marcelo Bielsa, qui restent dans la course aux places européennes, avec trois petits points d'avance sur l'AS Monaco, ambitieux 4e.
Comme face à Caen...
L'ambiance était sulfureuse, hier dans les rues de Marseille, la presse comme les supporters faisant monter les enchères pendant la trêve internationale. Ente le pronostic de Zinedine Zidane, qui disait entrevoir une victoire 3-0 des Phocéens, fin mars, les déclarations pleines de bonne volonté des joueurs et les commentaires élogieux des observateurs sur la "méthode Bielsa", les fans avaient de bonnes raisons d'espérer voir l'OM prendre le meilleur sur Paris. Dans les faits, les Olympiens sont effectivement "battus comme des chiens", pour reprendre les propos tenus par Florian Thauvin, en cours de semaine. Exerçant leur pressing habituel avec un niveau d'engagement parfois limite dès l'entame de match, les coéquipiers du milieu olympien ont essayé de pousser les parisiens dans leurs retranchements. En face, les hommes de Laurent Blanc ont essayé de couper l'équipe marseillaise en deux en avançant son bloc offensif et de profiter du positionnement avancé du bloc Phocéen pour placer leurs contres.
Prévenus, les marseillais ont pourtant tenu la baraque sans trop s'exposer. Le but de Matuidi, aussi splendide qui soit, a permis aux parisiens d'égaliser contre le cours du jeu et l'excellent travail de Gignac sur un une perte de balle de Pastore a sanctionné une période globalement maîtrisée par l'OM, malgré les approximations de Dimitri Payet ou les limites de Benjamin Mendy. En l'espace d'une mi-temps, Marcelo Bielsa a fait oublier au public que son équipe jouait sans son cadre en défense centrale (Nicolas N'Koulou, de retour de blessure), si son milieu récupérateur privilégié (Gianellli Imbula, suspendu et remplacé par Mario Lemina). Mais comme face à Caen en mars, les Phocéens ont brutalement perdu le fil du match pour réduire leur avantage à néant en trois petites minutes, sous une pluie de laser et de projectiles en papier déversés par le public du Vélodrome.
Les supporters devront donc encore ronger leur frein quelques mois avant de voir les stars parisiennes prendre une bonne correction. Ils pourront se consoler en se disant que l'OM n'avait plus marqué deux buts au PSG depuis 2012 ou que ce pénalty non sifflé par l'arbitre Ruddy Buquet sur une faute main involontaire mais pourtant bien visible de Marquinhos (56e) aurait pu changer le cours du match. Ils espèreront sans doute aussi que la direction de leur club mette la main à la poche pour doubler certains poste-clefs l'année prochaine, surtout si Marseille doit renouer avec la Ligue des Champions.
La défaite d'hier au Vélodrome (2-3) permet donc au PSG de soigner un peu plus ses stats face à un rival désabusé. Blaise Matuidi (crochet et enroulé du droit à la 35e), Marquinhos (opportuniste sur un cafouillage à la 49e) et le pauvre Jeremy Morel...

