UEM : taux de chômage et taux d’inflation
Si l'on écoute Mario Draghi, le QE a été l'action décisive expliquant l'embellie actuelle de l'économie en zone euro. On aurait ainsi évité la déflation et permis à la croissance de repartir. Il y a du vrai et du faux dans ce discours. Le faux, c'est que l'amélioration était déjà en marche dès l'automne 2014 (baisse de l'euro et du pétrole), même si à l'époque le discours alarmiste ambiant masquait ce fait. Le vrai est qu'il y a en effet de quoi être confiant sur les perspectives de croissance. La baisse du chômage, amorcée vers la mi-2013, devrait donc s'amplifier. La réduction se fait actuellement au rythme d'environ 0,5 point par an. En s'approchant du standard US, le repli pourrait être deux fois plus rapide. Cela étant, la zone euro part de plus haut et le chômage de masse est un phénomène ancien. Il reste 4 points de baisse avant de retrouver les niveaux de 2007. À mesure que le chômage baisse, les capacités de production inemployées se réduisent, et la pression baissière sur l'inflation va aller en diminuant, mais cela ne sera que graduel. En mars, l'inflation va rester négative (-0,1 % attendu) pour le 4e mois de suite. Le retour en territoire positif n'est pas prévu avant fin 2015, et la BCE est assez prudente pour ne pas attendre la convergence vers 2 % avant 2017. Certains s'interrogent déjà sur un possible tapering du QE de la BCE. Cette spéculation paraît très prématurée. La zone euro est sur une dynamique positive mais elle part de loin.
Cet article est réalisé par Fidus


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve