Les habitants du Vanuatu pourraient rapidement manquer de nourriture après le passage dévastateur du cyclone Pam qui a fait au moins 11 morts, des dizaines de blessés et des dégâts considérables sur cet archipel du Pacifique Sud. Les communications avec les quelque 80 îles de l'archipel n'étaient toujours pas rétablies et les organisations humanitaires ont dit faire face aux pires difficultés qu'elles aient jamais connues, redoutant l'émergence d'épidémies. Lundi déjà, le président Baldwin Lonsdale a expliqué, la voix étranglée par l'émotion, que les besoins étaient immenses. Et selon Benjamin Shing, du cabinet de M. Lonsdale, la pénurie alimentaire menace les survivants. « La première semaine, nous comptons sur le fait que les cultures et les jardins sont toujours comestibles (...) mais passé ce délai, nous aurons besoin d'avoir des rations sur le terrain », a-t-il dit hier à la télévision australienne ABC. Les associations humanitaires ont dit éprouver les pires difficultés pour aider les sinistrés alors que les îles du sud de l'archipel, les moins accessibles, semblent avoir été frappées le plus durement. Une première équipe de secouristes a pu se rendre sur l'île de Tanna, à environ 200 kilomètres de Port-Vila, où 90 % des habitations ont été endommagées.


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