111 est le nombre des types de cellules cardiaques, musculaires, hépatiques, dermatologiques et fœtales décrites dans la première carte de l'épigénome humain, c'est-à-dire l'ensemble des modifications qui interviennent dans la régulation des gènes et jouent un rôle important dans le développement et dans l'apparition des maladies.
Faisant l'objet d'une vingtaine d'études publiées simultanément dans la revue scientifique Nature, ces données sont les plus complètes disponibles à ce jour sur l'épigénome humain. Ces découvertes s'inscrivent dans le cadre du programme Epigenomics lancé en 2006 par l'Institut national de santé américain (NIH), rapporte l'AFP.
Après avoir séquencé le génome de l'homme – qui reste globalement identique tout au long de la vie –, les scientifiques ont voulu comprendre comment l'activation des gènes pouvait être influencée par le régime alimentaire ou l'environnement. Le mécanisme passe par l'épigénétique : certaines régions de l'ADN sont prises pour cibles, notamment par le biais d'un processus appelé « méthylation » qui aboutit à diminuer, voire à éteindre l'expression d'un gène. De nombreuses incertitudes subsistent toutefois autour des processus impliqués, mais les chercheurs sont de plus en plus persuadés qu'ils jouent un rôle important dans des pathologies comme le cancer, l'autisme ou la maladie d'alzheimer ou dans le vieillissement.
Les gènes représentent à peine 1,5 % du génome humain. Le reste a longtemps été considéré comme de l'ADN non codant, mais des découvertes récentes ont permis de montrer que cet ADN hâtivement qualifié « d'ADN poubelle » pouvait en réalité jouer un rôle essentiel dans la régulation de l'activité des gènes.
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OLJ / le 24 février 2015 à 00h00


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