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Économie

Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent

Contrairement à ce qui a été annoncé triomphalement, il n'y a pour l'instant aucun accord entre la Grèce et l'Europe. Vendredi, la Grèce n'a pas gagné quatre mois mais une semaine. Il est probable cependant qu'on ait un accord qui permettra de repousser le problème jusqu'à juin. Le temps pour Syriza d'expliquer aux Grecs que le gouvernement ne tiendra pas ses promesses. Comme toujours.
Accord de dernière minute vendredi ? Disons plutôt pour être tout à fait clairs qu'on a gagné une semaine et pas quatre mois, contrairement à ce qui est annoncé partout. En fait, la Grèce doit soumettre à ce qui était la troïka, qui est toujours la troïka mais qui n'a plus le droit de s'appeler la troïka, un projet de réformes qu'elle est prête à accepter en échange d'une extension de l'aide de 172 millions d'euros jusqu'à juin. Et l'Union européenne et le FMI doivent décider aujourd'hui si ces réformes sont suffisantes.
Si ce n'est pas le cas... on recommence demain et ainsi de suite jusqu'à samedi, dernière limite pour la négociation. On sait déjà que, pour l'instant, les propositions faites par le gouvernement grec ne sont pas suffisantes. Il ne veut plus entendre parler d'austérité et veut se concentrer sur l'évasion fiscale. Ce qui n'est pas acceptable par les Allemands. Mais même ces semi-concessions faites par le gouvernement grec sont déjà critiquées au sein de Syriza par les partisans de la ligne dure, qui veulent une annulation pure et simple des contraintes du plan de sauvetage.
L'Europe fera peu de concessions. Il va donc falloir que le gouvernement grec capitule tout en sauvant la face, ce qui ne va pas être simple. Comme dans toutes les élections du monde entier depuis la nuit des temps démocratiques, les électeurs vont vite se rendre compte qu'ils se sont fait avoir. Tsipras et les membres de son gouvernement ont déjà commencé ce week-end à expliquer qu'ils ne pourront pas tenir leurs promesses. Qui a dit déjà que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent ?

Contrairement à ce qui a été annoncé triomphalement, il n'y a pour l'instant aucun accord entre la Grèce et l'Europe. Vendredi, la Grèce n'a pas gagné quatre mois mais une semaine. Il est probable cependant qu'on ait un accord qui permettra de repousser le problème jusqu'à juin. Le temps pour Syriza d'expliquer aux Grecs que le gouvernement ne tiendra pas ses promesses. Comme toujours.Accord de dernière minute vendredi ? Disons plutôt pour être tout à fait clairs qu'on a gagné une semaine et pas quatre mois, contrairement à ce qui est annoncé partout. En fait, la Grèce doit soumettre à ce qui était la troïka, qui est toujours la troïka mais qui n'a plus le droit de s'appeler la troïka, un projet de réformes qu'elle est prête à accepter en échange d'une extension de l'aide de 172 millions d'euros jusqu'à juin....
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