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Culture - Initiative

Le mois de la francophonie au Liban sous le thème de la kermesse

Le ministre de la Culture, Rony Araigi, a annoncé, hier au cours d'une conférence de presse tenue au musée national, le lancement du mois de la francophonie au Liban. Une période dédiée à la culture et aux liens qui unissent la France et le pays du Cèdre.

Sous les statues du musée national, le ministre de la Culture, entouré des ambassadeurs et membres des missions diplomatiques, dont MM. Paoli, Lenaerts, Barras, Mircea, Amaral et Dixit. Photo Michel Sayegh

Les mots du ministre de la Culture, Rony Araigi, sont forts. Par l'ouverture du mois de la francophonie, le Liban brandit « la culture comme une arme et un trophée ». Dans des temps difficiles « nous nous rangeons du côté de la civilisation et de la vie », ajoute-t-il pour conclure son allocution d'accueil au musée national de Beyrouth, en présence de l'ambassadeur de France, Patrice Paoli ; de Belgique, Alex Lenaerts ; de Suisse, François Barras, et de leurs homologues roumain et mexicain, Victor Mircea, et Jamie Enrique Inocencio Garcia Amaral. Était également présente Sumita Dixit, conseillère politique près l'ambassade du Canada.
Il ne faut pas oublier que le mois de la francophonie est une particularité propre au Liban puisque, dans les autres pays, une journée seulement lui est consacrée. Pour Patrice Paoli, « la langue française est un lien très important entre nos deux pays, un lien historique, et ce mois de la francophonie permet d'animer les relations entre la France et le Liban ».
Le français sera célébré pendant un mois sous le thème de la « Kermesse », et il y a aura comme un air de fête au Liban mêlant théâtre, contes féeriques, conférences, projections de films et expositions nocturnes.

 

(Lire aussi : L'USJ, au défi d'une époque et d'un temps : le trilinguisme est-il le choix de demain ?)

 

Les temps forts de la francophonie
Certains spectacles ou animations semblent être les incontournables de ce mois de mars. L'adaptation du Tartuffe de Molière par Guillaume Bailliart ouvrira les festivités au théâtre Montaigne de Beyrouth. Cet acteur et metteur en scène a fait le pari brillant et fou d'interpréter, à lui seul, tous les rôles de la pièce. Et le titre, Tartuffe d'après Tartuffe d'après Tartuffe d'après Molière, est évocateur de l'originalité de cette aventure artistique.
Plus sérieux mais pas moins passionnant, ce mois sera ponctué de trois rencontres réunissant des spécialistes de la langue française. Durant l'une d'entre elles, Yves Bigot, directeur général de la chaîne francophone TV5 Monde, interviendra pour partager son expérience au service de la francophonie à travers les médias.
Enfin, ce mois rimera avec créativité à travers des ateliers pour tous les âges. Le débat public « Ambassadeurs en herbe », sous le parrainage de l'Unesco, permettra à des enfants de s'affronter lors de joutes oratoires sur des thèmes imposés, comme « La science face aux grands enjeux de l'avenir » ou encore « Responsabilité individuelle et collective ». Un concours d'improvisation théâtrale animera les universités. Des étudiants francophones du Liban y participeront sous la direction du comédien et rappeur franco-tunisien Nebil Daghsen.

 

(Repère : La francophonie dans le monde : dates et chiffres clés)


Le programme du mois de mars est riche et il serait trop long d'en faire une liste exhaustive. Cependant, il est impossible de ne pas évoquer le ciné-concert Retour de flamme, ou l'inauguration du cinéma Montaigne (Beyrouth) avec l'avant-première du film Le temps des aveux, en présence de son réalisateur, Régis Warnier, oscarisé en 1993 pour son film Indochine.


Enfin, le ministre s'est félicité du succès passé du programme « La nuit des musées ». Il avait permis l'année dernière de veiller jusqu'à 22 heures dans certains musées libanais. Cette année, 10 musées sont partenaires de l'évènement, non seulement à Beyrouth, mais aussi dans différentes régions, à Saïda (Liban-Sud), Bzoummar et enfin au Koura (Liban-Nord).
Ce mois est donc une promesse d'échange, de découverte, de dynamisme pour le Liban et un témoignage indéniable de l'attachement de la France à la francophonie libanaise.

 

 

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