Berlin est d'accord pour cesser d'appeler la « troïka » honnie des Grecs par ce nom, mais « ce ne sera pas possible » pour le pays de s'en débarrasser, a affirmé hier le porte-parole du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.
Le terme de « troïka » s'est imposé pour désigner l'organe composé de représentants de la Banque centrale européenne (BCE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne, chargé de contrôler la mise en œuvre par le gouvernement grec des réformes consenties en échange d'une perfusion financière de l'UE et du FMI. Cette dénomination n'est pas ancrée dans les accords conclus entre la Grèce et ses partenaires, a fait remarquer Martin Jäger, porte-parole de Schäuble.
Pour les Grecs, la troïka est devenue le symbole des sacrifices très durs demandés à la population, et le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras a promis de s'en débarrasser. Mais sur le fond, « cela ne sera pas possible », a souligné M. Jäger. « A l'avenir aussi, les trois institutions vont continuer à faire leur travail », a-t-il dit, mettant en lumière les divergences toujours vives entre Athènes et Berlin.
Économie
Berlin d’accord pour abandonner la troïka... en paroles, pas en action
OLJ / le 14 février 2015 à 00h00


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