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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Attentat-suicide déjoué au Niger, combats entre Boko Haram et Tchadiens

Les forces tchadiennes patrouillant près de la ville nigériane de Gamboru, après avoir repoussé une attaque de Boko Haram. Stéphane Yas/AFP

Un attentat-suicide a été déjoué hier à Diffa, au Niger, où une « femme suspecte » a « foncé sur des éléments » d'une unité antiterroriste, qui l'ont abattue « à bout portant » alors qu'elle avait « refusé de lever ses mains en l'air », d'après un rapport militaire. « Après vérification, elle portait une charge explosive sous son hijab, mais qui n'a pas été activée », selon ce rapport lu à l'AFP, qui précise que le détachement antiterroriste avait été « alerté » par des habitants.
Les islamistes nigérians de Boko Haram ont attaqué hier dans la ville nigériane de Gamboru une position de l'armée tchadienne, qui a repoussé l'assaut, a indiqué à l'AFP une source militaire tchadienne. Selon le bilan officiel donné par l'état-major à N'Djamena, l'attaque a fait « un mort (soldat tchadien) et 11 blessés côté ami », et « 13 morts » côté Boko Haram. « Les éléments de Boko Haram ont voulu nous surprendre en nous attaquant aux environs de 04h00 du matin (03h00 GMT). Nous étions au courant depuis la veille et étions préparés », a déclaré cette source, jointe à Gamboru depuis N'Djamena. « Ils sont arrivés avec 14 véhicules et deux blindés. Nous les avons repoussés et ils ont fui. » L'armée tchadienne avait lancé le 3 février une offensive terrestre au Nigeria contre Boko Haram en prenant Gamboru, tenue depuis des mois par les islamistes, après de violents bombardements et combats. Le lendemain, les islamistes avaient lancé une contre-attaque meurtrière contre la ville camerounaise de Fotokol, séparée de Gamboru par un pont.
Le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Cameroun et le Bénin se sont mis d'accord le week-end dernier pour mobiliser 8 700 hommes – soit 1 200 de plus qu'initialement annoncé – dans une force militaire régionale de lutte contre Boko Haram. Le groupe islamiste, qui affiche sa proximité idéologique avec el-Qaëda et le groupe État islamique (EI), multiplie les raids meurtriers dans les pays voisins, comme au Cameroun et plus récemment au Niger, identifié comme cible mi-janvier par le chef du groupe, Abubakar Shekau.

Jonathan appelé à s'expliquer
Le président camerounais Paul Biya a réaffirmé que le Cameroun allait vaincre les islamistes, dans une allocution retransmise mardi soir à la télévision d'État. M. Biya a demandé aux jeunes Camerounais de suivre l'exemple des soldats engagés sur le front depuis des mois. « Ce combat qu'ils mènent en notre nom, au péril de leur vie, est celui de toute la nation. Avec le soutien de chacun d'entre nous, il ne fait aucun doute que nous en sortirons vainqueurs », a-t-il assuré. Même son de cloche pour le président nigérien Mahamadou Issoufou qui a appelé hier son peuple à la « mobilisation générale » contre Boko Haram, qui a attaqué à plusieurs reprises le sud-est du Niger depuis cinq jours.
Dans ce contexte de guerre dans le nord-est du Nigeria, dans cette période électorale compliquée qui a vu les élections présidentielle et parlementaires reportées de six semaines, le président nigérian Goodluck Jonathan devait répondre aux questions des journalistes et des téléspectateurs en direct à la télévision nigériane, hier soir. Il s'agit de la première intervention publique du chef de l'État depuis le report très critiqué des élections, prévues le 14 février, au 28 mars. Son conseiller à la sécurité, Sambo Dasuki, a affirmé lundi à l'AFP que les élections ne subiraient pas de nouveau report, assurant que ce qui n'a pu être fait en six ans – réduire l'insurrection de Boko Haram, qui a fait depuis 2009 plus de 13 000 morts et 1,5 million de déplacés – le serait durant les six prochaines semaines.

Un attentat-suicide a été déjoué hier à Diffa, au Niger, où une « femme suspecte » a « foncé sur des éléments » d'une unité antiterroriste, qui l'ont abattue « à bout portant » alors qu'elle avait « refusé de lever ses mains en l'air », d'après un rapport militaire. « Après vérification, elle portait une charge explosive sous son hijab, mais qui n'a pas été activée », selon ce rapport lu à l'AFP, qui précise que le détachement antiterroriste avait été « alerté » par des habitants.Les islamistes nigérians de Boko Haram ont attaqué hier dans la ville nigériane de Gamboru une position de l'armée tchadienne, qui a repoussé l'assaut, a indiqué à l'AFP une source militaire tchadienne. Selon le bilan officiel donné par l'état-major à N'Djamena, l'attaque a fait « un mort (soldat...
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