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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Nouvel attentat en France : des interrogations sur les mesures de sécurité adoptées

Des policiers et des militaires patrouillaient hier, à Nice. Valery Hache/AFP

Au lendemain d'un nouvel attentat en France visant des militaires protégeant un centre communautaire juif, le gouvernement français s'est défendu hier de toute défaillance dans la sécurité des Français, mettant l'accent sur l'absence de « risque zéro ». Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est refusé à parler de « failles » dans la surveillance de l'auteur de cette attaque, un repris de justice qui avait été récemment repéré par la police française à l'occasion d'une tentative de se rendre en Turquie.
Pour rappel, trois soldats avaient été quelques heures plus tôt agressés au couteau à Nice par un homme de 30 ans, Moussa Coulibaly, né et vivant dans une banlieue sensible de l'ouest de Paris.
Deux militaires ont été blessés et le troisième est parvenu à maîtriser l'agresseur qui a été arrêté.
Cet individu, condamné par le passé pour vol et usage de stupéfiants sans cependant aller en prison, avait été repéré mi-décembre par les services de police alors qu'il faisait du « prosélytisme agressif » dans une salle de sport de Mantes-la-Jolie, où il réside, selon une source proche du dossier.
Trois semaines après le triple attentat meurtrier de Paris, il attire à nouveau l'attention des forces de sécurité lorsqu'il achète un billet d'avion, un aller simple, pour la Turquie.
Mais, signalé aux services de sécurité turcs, il est refoulé à son arrivée dans ce pays le 29 janvier et il est interrogé à son retour en France. Puis relâché faute de raisons suffisantes pour une action judiciaire.
Ainsi, suite à ce nouvel attentat, des enquêteurs antiterroristes ont été chargés de l'enquête. Les policiers cherchent notamment à déterminer s'il savait que les agents assuraient la protection du centre communautaire, installé extrêmement discrètement dans une cour. De plus, les enquêteurs ont trouvé dans sa chambre d'hôtel un texte écrit de la main de Moussa Coulibaly sur la religion. « On ne sait pas ce qui s'est passé dans son cerveau (...), il est normal », a déclaré à des journalistes un homme se présentant comme un grand frère de Moussa Coulibaly, alors que la police menait une perquisition mardi soir au domicile de l'accusé.

Failles ?
Au lendemain des attentats du 7 au 9 janvier, François Hollande avait décidé d'élever à son plus haut niveau l'état d'alerte des forces de l'ordre et déployé 10 500 militaires pour protéger les lieux sensibles, sites touristiques, moyens de transport, lieux de culte juifs et musulmans.
Le Premier ministre Manuel Valls, en reconnaissant des « failles » dans la sécurité du pays, avait alors souligné que la France était confrontée à un « défi redoutable » avec « près de 3 000 personnes à surveiller dans le pays » pour leurs liens avec des jihadistes ou « des filières terroristes en Syrie et en Irak ».
En outre, la personnalité des tueurs du journal Charlie Hebdo, d'une policière et de quatre juifs dans un magasin casher présente des similitudes avec celle de Moussa Coulibaly.
Même si le risque zéro en matière de terrorisme n'existe pas, une révélation hier de l'hebdomadaire Le Canard enchaîné laisse songeur.
En effet, selon ce journal, un proche d'Amédy Coulibaly (un nom courant en Afrique de l'Ouest), le tueur de la policière le 8 janvier et auteur le lendemain de la prise d'otages dans le supermarché casher, entretenait une liaison amoureuse avec une gendarme, membre d'un service de renseignement opérationnel basé dans la banlieue est de Paris.
Ce proche, arrêté le 23 janvier, soupçonné de trafic d'armes et de stupéfiants, entrait et sortait du centre militaire sans véritable contrôle.
Enfin, le président français François Hollande doit évoquer à nouveau ces questions de sécurité ce matin lors d'une conférence de presse. Peu d'échos ont filtré jusqu'à présent sur ces mesures.
(Source : AFP)

Au lendemain d'un nouvel attentat en France visant des militaires protégeant un centre communautaire juif, le gouvernement français s'est défendu hier de toute défaillance dans la sécurité des Français, mettant l'accent sur l'absence de « risque zéro ». Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est refusé à parler de « failles » dans la surveillance de l'auteur de cette attaque, un repris de justice qui avait été récemment repéré par la police française à l'occasion d'une tentative de se rendre en Turquie.Pour rappel, trois soldats avaient été quelques heures plus tôt agressés au couteau à Nice par un homme de 30 ans, Moussa Coulibaly, né et vivant dans une banlieue sensible de l'ouest de Paris.Deux militaires ont été blessés et le troisième est parvenu à maîtriser l'agresseur qui a...
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