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Nos lecteurs ont la parole - Joseph Medawar

Mgr Raï, sauvez Qannoubine !

Béatitude,
Vous êtes notre guide bien-aimé, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, gardien d'un grand lieu de prière et de recueillement qui fut pendant quatre siècles le siège patriarcal: Qannoubine, la vallée sainte des maronites. Seule une intervention de votre part peut anéantir les espoirs insensés d'entrepreneurs et de promoteurs immobiliers qui, dit-on, veulent moderniser la vallée de la Qadicha, élargir sa route, exploiter un funiculaire, ériger des constructions en béton, des restaurants... Bref, transformer ce majestueux site de sainteté en vulgaire luna park !
Les intentions sont bonnes, ajoute la rumeur qui court. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions ! Et ce serait l'enfer, un véritable massacre que d'altérer l'image de notre vallée sainte qualifiée autrefois de Jérusalem du Liban. La silencieuse et solennelle grandeur de la grotte de la Qadicha est saisissante, émouvante, de même que le spectacle grandiose de Wadi Qannoubine que surplombe une gigantesque falaise de mille trous, cavernes où s'étaient retirés nombre d'ermites avec leur ferveur religieuse, ces anachorètes qui se retiraient du monde pour trouver Dieu.
C'est depuis que des monastères ont essaimé dans la montagne libanaise et que des villages se sont formés autour d'eux. Les moines propagèrent l'enseignement et ce sont eux qui créèrent en 1640 la première presse en Orient et imprimèrent en 1734 le premier livre en caractères.
Quel patrimoine historique, culturel et spirituel que Wadi Qannoubine, classé au patrimoine mondial de l'humanité, immense sanctuaire imprégné de ce silence monacal caractéristique, qu'il faut à tout prix préserver. Si une construction est entamée, un processus irréversible aura lieu et sera alors dévastateur. Comment pourrait-on évoquer les mânes de nos ancêtres qui veulent préserver ces lieux saints de toute atteinte soi-disant civilisatrice?
De grâce Monseigneur, protégez-nous du modernisme dévastateur des marchands du temple...

Joseph MEDAWAR

Béatitude,Vous êtes notre guide bien-aimé, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, gardien d'un grand lieu de prière et de recueillement qui fut pendant quatre siècles le siège patriarcal: Qannoubine, la vallée sainte des maronites. Seule une intervention de votre part peut anéantir les espoirs insensés d'entrepreneurs et de promoteurs immobiliers qui, dit-on, veulent moderniser la vallée de la Qadicha, élargir sa route, exploiter un funiculaire, ériger des constructions en béton, des restaurants... Bref, transformer ce majestueux site de sainteté en vulgaire luna park !Les intentions sont bonnes, ajoute la rumeur qui court. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions ! Et ce serait l'enfer, un véritable massacre que d'altérer l'image de notre vallée sainte qualifiée autrefois de Jérusalem du Liban. La silencieuse...
commentaires (5)

BAS LES MAINS DE MON CANYON !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 52, le 05 février 2015

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Commentaires (5)

  • BAS LES MAINS DE MON CANYON !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 52, le 05 février 2015

  • Il ne manquait plus que ça à l'Eglise maronite, à la communauté maronite et au Liban : "urbaniser" et "moderniser" la vallée de Qannoubine" c'est à dire lui faire perdre son caractère, sa beauté, son symoblisme !! Si c'est réellement vrai qu'il y a un tel projet, alors définitivement tout, absolument tout est devenu ì'envers dans ce pays, et nos ermites qui ont peuplé cette vallée sont là-haut révoltés et bouleversés.

    Halim Abou Chacra

    11 h 42, le 05 février 2015

  • Mgr.Rai ne laissait pas ces affreux requins denaturer cette magnifique vallee sainte...le plus bel endroit du Liban

    Houri Ziad

    09 h 42, le 05 février 2015

  • Une nouvelle fois, merci! La Qadicha a, pour elle, sa beauté sauvage et sa valeur historique, mais ce ne sont que ses PROPRIETES. Qadicha – "La Sainte" - est sa DEFINITION, sa nature, son essence. Tout projet la concernant doit être basé sur ce principe absolu. L'aspect économique ne devant venir qu'en second lieu. Or c'est la démarche inverse qui semble être effectuée. Tout ce qui facilite l'accès à la Vallée Sainte (levée de l'interdiction aux voitures de circuler au fond de la vallée, élargissement des routes - sans parler du projet aberrant de téléphérique!) contribue à la détruire en privilégiant le tourisme de masse, et le bénéfice financier qui l'accompagne, au détriment de l'aspect spirituel. Il est surprenant que ce soit l'UNESCO, organisme laïque, qui, dans ses derniers rapports, le souligne. "Le risque principal (…) est le développement d’un tourisme de masse (…), plutôt qu’un tourisme adapté au caractère spirituel du lieu". (Rapport de mission avril 2012) Beauté, effort, silence, ce sont les valeurs principales de la Qadicha, celles qu'il faut préserver à tout prix. Ce sont celles qui élèvent l'âme, et donc, croyant ou non, même malgré nous, nous rapprochent de Dieu.

    Yves Prevost

    08 h 39, le 05 février 2015

  • Le Râïîhhh d’ici se remémore sa vie. Il s'accuse d'avoir, de son wééédéh Qannoûbîne, dépensé en vantardises les millions qu'il avait aumônés au lieu de trouver 1 véritable travail. Mais se justifie, comme quoi il n'avait nobody pour le conseiller sauf ces boSSféràrienisés. Il devient mélancolique en se ressouvenant de sa vie : le jour où il s'est remis à ces tenanciers Oranginés. Depuis, c'est la first fois qu'il se rappelle ces moult mésaventures. Le fait est que ça le chagrine de regarder derrière lui, et que ça doit être bon d'être "honnête : Honnête" !? Yâ allâh, et avec quoi veux-t-on qu’il le reste ? Il déclare qu'il n'est pas pleurnicheur, mais que la situation de cette Qâdîshâh est triste et que ça n'est pas gai. Mais, à l'opposé du "repentir classique", mahééék, finit par énoncer, au sujet du passé, ce principe d'1 moine maronitique fort : "Ce qui est fait, est fait." ! Le Räëéhhh considère cette catastrophe non comme 1 expression de lui, mais comme 1 triste sort qu'il n'a pas mérité. L’infortune peut changer. Il y croit ferme le curé, yâ hassértéééh ! Le bien et le mal, dans la conception du Râëéhhh, ne sont pas des abstractions morales. Il est bon car il croit qu’il n'a pas fait de mal au maronitisme, et qu’il a toujours fait des pieds et des mitres pour son ambiance maronitique. C'est sa situation qui n'est pas bonne car remplie de tourments takfiristo-sunnitiques. C'est à sa propre nature qu'il mesure cette situation catastrophique, et non pas à l'idéal du bien.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 07, le 05 février 2015

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