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Économie - Crise

Les dirigeants grecs testent leurs idées en Europe

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a présenté des projets pour alléger le poids de la dette de son pays. Un changement de logique qui se traduit notamment par une renégociation grâce à des échanges de titres.

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a évoqué dans un entretien avec le « Financial Times » un possible « programme d’échange de dettes » incluant des obligations indexées sur la croissance. Archives/Reuters

Les marchés financiers ont semblé hier donner leur feu vert aux solutions imaginées par les nouveaux dirigeants grecs, lancés cette semaine dans un marathon antiaustérité en Europe, pour obtenir au plus vite un allègement de la dette du pays.
La Bourse d'Athènes, qui faisait grise mine depuis la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce il y a huit jours, bondissait mardi après-midi de plus de 11 %. Les autres places boursières en Europe restaient plus modérées, mais toutes dans le vert, portées par un certain optimisme face aux dernières idées mises sur la table par le nouveau pouvoir à Athènes en vue d'obtenir un allègement significatif de la dette du pays, qui représente plus de 175 % de son produit intérieur brut (PIB).
Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui a entamé dimanche à Paris une tournée européenne, sera jeudi matin à Berlin pour y rencontrer son homologue allemand Wolfgang Schäuble. Auparavant, il doit rencontrer mercredi le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à Francfort, siège de la BCE. Devant ces deux interlocuteurs-clés pour la Grèce, M. Varoufakis compte expliquer son plan. Il entend d'abord obtenir de ses partenaires européens, d'ici à la semaine prochaine, la « stabilité suffisante » pour lui permettre de négocier un accord global avant le premier juin.
Il a évoqué dans un entretien avec le Financial Times un possible « programme d'échange de dettes » incluant des obligations indexées sur la croissance. Selon le ministre, cité par le quotidien britannique, il ne serait plus question de réduire l'énorme dette de plus de 300 milliards d'euros, mais plutôt de la renégocier grâce à des échanges de titres, en prenant l'engagement d'avoir toujours un excédent budgétaire, dans le souci de rassurer les marchés.

Eurogroupe mercredi
« Nous allons mettre nos idées sur la table de l'eurogroupe mercredi de la semaine prochaine », a déclaré le ministre devant quelques journalistes, à l'issue d'un déjeuner de travail à Rome avec son homologue italien Pier Carlo Padoan. Le plus difficile à convaincre sera incontestablement Wolfgang Schäuble, dont le pays est resté jusqu'à présent ferme dans sa défense de l'orthodoxie budgétaire. Très prudente, la chancelière allemande Angela Merkel a fait savoir qu'il était urgent d'attendre.
« Il est clair que le gouvernement grec est encore en train de définir sa position, ce qui est plus que compréhensible si on considère le peu de jours où ils sont en place. Nous attendons les propositions, et après, nous entrerons dans les discussions. Il y aura suffisamment d'occasions pour cela », a-t-elle déclaré hier. Pourtant, le temps presse pour Athènes, qui doit trouver de nouveaux financements très rapidement afin d'éviter l'asphyxie.

Rencontre Tsipras-Renzi
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras devrait lui aussi évoquer les idées du nouveau gouvernement grec lors de son entretien avec le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, qui a débuté hier en fin d'après-midi à Rome. Son interlocuteur est plutôt bienveillant, puisqu'il n'a cessé de dénoncer le « tout austérité » en Europe.
« Nous voulons déplacer la discussion sur la politique économique, de l'austérité et de la rigueur vers la croissance et l'investissement », a encore rappelé lundi M. Renzi. Les dirigeants européens, italiens compris, restent néanmoins très prudents.

(Source : AFP)

Les marchés financiers ont semblé hier donner leur feu vert aux solutions imaginées par les nouveaux dirigeants grecs, lancés cette semaine dans un marathon antiaustérité en Europe, pour obtenir au plus vite un allègement de la dette du pays.La Bourse d'Athènes, qui faisait grise mine depuis la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce il y a huit jours, bondissait mardi après-midi de plus de 11 %. Les autres places boursières en Europe restaient plus modérées, mais toutes dans le vert, portées par un certain optimisme face aux dernières idées mises sur la table par le nouveau pouvoir à Athènes en vue d'obtenir un allègement significatif de la dette du pays, qui représente plus de 175 % de son produit intérieur brut (PIB).Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui a entamé dimanche à Paris une...
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