Le ministre irakien du Pétrole, Adel Abdel Mehdi, a estimé hier que les prix du pétrole avaient atteint « un plus bas », après avoir chuté de près de 60 % depuis juin. « Nous estimons que les prix du pétrole ont atteint un plus bas et qu'il serait difficile qu'ils baissent encore plus », a-t-il ainsi déclaré lors d'une conférence énergétique à Koweït. « Nous ne trouvons aucune raison à la chute importante et persistante des prix », a ajouté le ministre dont le pays est le deuxième producteur de pétrole de l'Opep, derrière l'Arabie saoudite.
Le pétrole enregistrait un léger rebond hier en Asie sous l'effet d'achats d'opportunité après le repli marqué de la veille sur fond de ralentissement de la croissance chinoise et d'inquiétudes tenaces pour la conjoncture mondiale.
Les cours de l'or noir sont erratiques depuis le début de l'année, mais les sursauts ponctuels sont souvent d'ordre technique ou dus à des achats à bon compte, la tendance baissière étant appelée à durer, selon les analystes.
M. Abdel Mehdi a néanmoins estimé que « plusieurs facteurs vont jouer pour corriger cette chute ». Le niveau actuel des prix va par exemple forcer les groupes qui ont d'importants coûts de production, comme ceux exploitant le pétrole de schiste, à quitter le marché. Cela pourrait résorber, a-t-il estimé, la surproduction estimée actuellement à 2,5 millions de barils par jour et aider les prix à rebondir.
Économie - Pétrole
Les prix du brut ont atteint « un plus bas » pour l’Irak
OLJ / le 22 janvier 2015 à 00h00

