À 25 ans, la jeune fille affirme vivre un rêve devenu réalité. Photos Fadil Berisha
Il est dommage que les médias n'aient braqué les projecteurs sur la participation de Saly Greige, Miss Liban 2014, au concours Miss Univers, que pour discuter des retombées du célèbre selfie qu'il serait temps d'oublier. En effet, bien avant le fameux incident, cela faisait plus de 10 jours que la jeune blonde faisait ses preuves à Miami, au luxueux centre balnéaire Trump National Doral, détenu par le milliardaire Donald Trump qui organise la compétition mondiale depuis 1996. Et pour tout dire, la jeune ingénieure de 25 ans, originaire de Dachmezzine, s'est assez bien débrouillée depuis qu'elle a atterri au soleil de Miami, fuyant alors la tempête Zina. Toujours souriante et toujours suivie par les photographes du concours, son visage apparaît souvent sur les clichés officiels de la compétition, alors qu'elle prend part avec dynamisme aux diverses activités prestigieuses : soirées à thème, dîner libanais oriental pour toutes les filles, défilés de mode, cours de zumba, compétitions culinaires, répétitions pour le prime, on encore un tournoi de golf duquel Saly Greige est sortie avec un précieux selfie aux côtés du fameux Donald Trump. Sans oublier les différentes séances photos où elle apparaît dans de ravissantes robes signées Tony Ward, le célèbre couturier pour qui les candidates de la précédente édition de Miss Univers avaient défilé l'an dernier, ou encore en lingerie le temps d'une photo-glamour brillamment réussie. Une performance assez remarquée, comparée à celle des reines de beauté libanaises précédentes.
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Ayant pour principal atout l'un des plus beaux visages de la compétition, c'est aujourd'hui au petit matin que Saly Greige devra donner toutefois le meilleur d'elle-même lors des préliminaires, qui décideront quelles seront les 15 candidates qui seront choisies parmi les 88 jeunes femmes pour poursuivre la compétition. Les résultats devraient par ailleurs être annoncés en première partie de la finale, qui se tiendra le 25 janvier, et que Saly aborde avec beaucoup de sérieux, même si le Liban manque de visibilité et n'a plus jamais été qualifié depuis 1971, quand le concours avait alors été remporté par l'unique Georgina Rizk.
Depuis Miami, Saly Greige confie à L'Orient-Le Jour qu'elle vit des moments inoubliables, mais qu'elle n'oublie pas qu'elle porte haut le nom de son pays. « À longueur de journée, je porte fièrement l'écharpe Lebanon, et je ne m'en sépare que pour dormir, raconte-t-elle. Je représente tout un pays, et ce sentiment me donne un grand sens de responsabilité. C'est pourquoi mon approche de la compétition est très sérieuse. Il est vrai qu'à la fin il n'y aura qu'une seule gagnante et que la sélection sera très difficile, vu que les candidates sont toutes très jolies et qualifiées, mais chacune de nous doit faire en sorte de remporter la couronne. »
Live Love Lebanon
Affirmant avoir beaucoup profité de son expérience à Miss Monde il y a quelques mois, Saly Greige avoue se sentir plus sûre d'elle-même à Miss Univers. « J'ai plus de confiance en mes capacités, et je ne vous cache pas que j'ai cette fois-ci beaucoup de succès auprès de mes amies participantes, raconte la reine de beauté qui a offert à son arrivée des bracelets Live Love Lebanon aux candidates. Faire connaître mon pays est de plus en plus facile et plusieurs de mes amies ont même manifesté le désir de visiter le Liban cette année. » Et d'ajouter : « Les deux concours m'ont mis en contact avec une multitude de cultures, et c'est en effet une richesse d'esprit incomparable que de voir des personnes venues de tous les coins de la terre avec leurs traditions et différences. Miss Univers est une compétition unique, une expérience formidable. Les participantes sont vraiment sympathiques, la bonne humeur règne dans toute l'équipe, et il y a un vrai esprit de complicité entre nous à Miami où le climat est doux même en hiver et où nous sommes reçues comme des reines. Je ne vous cache pas que j'ai dû aussi affiner mes connaissances en géographie! »
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Élue Miss Liban en octobre dernier, Saly Greige raconte enfin « vivre un rêve ». « Être élue Miss Liban me donne ce sentiment de fierté et ce besoin de changer le monde, comme si l'on m'avait donné un millier de pouvoirs, confie-t-elle. Je regarde le monde avec de nouveaux yeux. Je suis amenée à écouter davantage, à aider, à soulager une misère, une maladie, ne fut-ce que par une présence, une attention, un sourire. Ma modeste expérience jusqu'à présent auprès d'organisations caritatives m'a beaucoup émue, et j'attends mon retour au Liban pour mener jusqu'au bout différents projets que j'ai tracés avec l'aide et l'appui du We Group. »
Depuis cette année, en effet, le We Group s'est vu confier par la LBC, qui détient les droits du concours Miss Liban, la prise en charge des activités de la Miss tout au long de l'année. Il n'est plus donc question que la reine de beauté soit parachutée dans les compétitions internationales sans s'y être préparée. « Saly est suivie par toute une équipe, raconte ainsi le PDG du We Group, Richard Pharaon, tant pour l'établissement du programme annuel des festivités, visites et conférences, que pour le choix de sa garde-robe avec le souci du plus petit détail. Tout juste après son élection, il a fallu très vite mettre en route les préparatifs pour Miss World et Saly a dû évidemment interrompre son travail pour se lancer dans la course. Il a fallu monter toute une garde-robe, suivre plusieurs séances de préparation avec des coachs et surtout choisir les tenues de gala à emporter dans les bagages. » Et M. Pharaon de conclure : « Nous espérons redorer le blason de la compétition de Miss Liban pour les années à venir en lui donnant toute l'ampleur, l'attention particulière et l'encouragement qu'elle mérite. »
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Sally, bonne chance .
14 h 26, le 22 janvier 2015