Bilan de la BCE (en Md €)
Rien n'est jamais certain avec une Banque centrale, mais le Conseil des gouverneurs de la BCE sait qu'il causerait une énorme déception s'il continuait à tergiverser sur la question des achats de titres publics. L'incertitude doit cesser. Après les chiffres d'inflation négative, après l'avis de l'avocat général de la CEJ qui ne trouve rien à redire au principe de tels achats, après des mois de préparation, la BCE a donc toutes les cartes en main pour annoncer un programme de QE souverain. La question est de savoir quel degré de détails elle voudra bien révéler. On sait que l'ambition de la BCE est de regonfler son bilan de 2 à 3 trl €. La BCE assignera-t-elle une contribution spécifique au QE souverain ? Le chiffre de 500 Md € a circulé. L'autre question est de savoir comment les achats seront répartis entre pays. Tout ce qui reviendrait d'une manière ou d'une autre à limiter le partage du risque entre pays membres serait négatif. Ce serait en outre contraire au concept même de politique monétaire unique. Le plus simple serait sans doute de retenir la clé de répartition correspondant au poids des pays dans la détention du capital de la BCE. L'élection grecque qui se tient trois jours plus tard ne devrait pas altérer la prise de décision. La Grèce a reçu par le passé un traitement spécial, il peut en aller de même cette fois-ci. La politique monétaire de la zone euro ne se décide pas en fonction de la Grèce.

