8 pour cent est le taux des foyers aux États-Unis ayant réduit, par rapport à un groupe témoin, la consommation d'énergie après avoir été avertis des risques pour la santé. L'étude, publiée dans les « Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences » (PNAS), a été menée en 2012 dans 118 appartements à Los Angeles. Pendant cinq mois, les résidents ont reçu un relevé hebdomadaire de leur consommation d'énergie, rapporte l'AFP.
Certains de ces résidents ont été informés des économies qu'ils pourraient faire en comparant leur consommation à celle de voisins plus économes. Un autre groupe a reçu les mêmes informations, mais les chercheurs ont aussi expliqué que consommer moins d'énergie contribuait à réduire la pollution de l'air qui peut provoquer de sérieux problèmes de santé chez les enfants, notamment ceux qui souffrent d'asthme et d'autres maladies respiratoires. Un dernier groupe témoin n'a reçu aucune information.
Les résultats sont clairs : les résidents qui ont été avertis des risques pour la santé ont en moyenne réduit leur consommation de 8 % par rapport au groupe témoin. La réduction a atteint 19 % dans les foyers avec des enfants. Quant aux habitants des appartements à qui les chercheurs ont seulement fait valoir des économies financières, il n'y a quasiment pas eu de changement.
Il est à signaler que près de 70 % de l'électricité américaine est produite par des centrales au charbon et au gaz, particulièrement polluantes.
Santé
Le chiffre de la semaine
OLJ / le 20 janvier 2015 à 00h00


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