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Économie - Chine

La croissance chinoise au plus bas depuis près d’un quart de siècle

La croissance économique de la Chine a fortement ralenti en 2014, glissant à un niveau plus vu depuis 24 ans, selon un panel d'analystes. Ces derniers estiment que l'économie chinoise continuera de s'essouffler en 2015 alors que Pékin poursuit ses efforts de « rééquilibrage ». La perspective d'un effondrement n'est toutefois pas envisagée.
Le produit intérieur brut (PIB) chinois devrait avoir progressé l'an dernier de 7,3 %, contre 7,7 % en 2013, selon la prévision médiane d'un panel de 15 économistes interrogés par l'AFP. Selon eux, le chiffre officiel qui sera publié mardi devrait donc signer la plus faible performance du géant asiatique depuis 1990, l'année d'après la répression du mouvement de la place Tiananmen. Le ralentissement devrait se poursuivre en 2015, le panel tablant sur une croissance de 7 %. Deux indicateurs en particulier ont marqué le pas en 2015 : le marché immobilier, plombé par une offre surabondante, et les exportations, en fort ralentissement face à une conjoncture internationale morose. La demande intérieure reste terne, comme en témoigne la quasi-stagnation des importations en décembre, et le niveau des dettes publiques et privées, nourries par une « finance de l'ombre », alimente les inquiétudes.
Pékin s'était fixé pour 2014 un objectif de croissance d'environ 7,5 %, mais devrait sans doute revoir ses prévisions à la baisse pour la première fois depuis 1998 et la crise asiatique. Les officiels se veulent toutefois rassurants : « La Chine est entrée dans une nouvelle norme en termes de croissance, nous avons entrepris des ajustements structurels », a plaidé vendredi Li Baodong, vice-ministre des Affaires étrangères. Les années de croissance à deux chiffres sont révolues, et le gouvernement vante ses efforts pour « rééquilibrer » son modèle économique. L'objectif est de rogner les monopoles des groupes publics et les sévères surcapacités industrielles, d'endiguer les dettes des gouvernements locaux et les onéreux projets d'infrastructures injustifiées, tout en stimulant la consommation et le secteur privé. « Les dirigeants s'autorisent une marge de ralentissement », relève Shen Jianguang, de la banque Mizhuho. Le ralentissement de la croissance ne devrait pas être problématique si les efforts des autorités se traduisent par une baisse du chômage et une réduction des inégalités, créations d'emplois et la réduction des inégalités suivent, explique-t-il.
Pour le Premier ministre Li Keqiang, une croissance de 7 % ne présente pas de risque majeur pour la stabilité du marché du travail, qu'il présente comme sa priorité. « La Chine pourrait introduire cette année des mesures structurelles accrues pénalisant la croissance en particulier celles sur les groupes d'État » ou touchant à la libéralisation du système financier, souligne encore Liu Li-gang, de la banque ANZ. Ces réformes « conduiront à une forme de croissance plus durable et saine à long terme », mais « plomberont l'économie à court terme », abonde Wendy Chen, de Nomura.
Il reste que les autorités ne restent pas pour autant inactives face au ralentissement de l'activité. La Banque centrale (PBOC) avait ainsi annoncé en novembre une baisse inattendue de ses taux d'intérêt, tout en procédant à plusieurs injections massives de liquidités. Une mesure aux effets limités, au regard des chiffres du PIB au quatrième trimestre de 2014. De l'avis général, le gouvernement poursuivra ses coups de pouce ciblés. La PBOC a dévoilé vendredi un accroissement des quotas dévolus aux banques pour les prêts au milieu agricole et aux petites entreprises alors que nombre d'analystes attendent pour 2015 plusieurs baisses des taux de réserves obligatoires imposés aux établissements bancaires, ainsi qu'au moins une nouvelle baisse des taux d'intérêt.
« En un an, certains défis fondamentaux se sont aggravés », avec un niveau général d'endettement « ayant probablement atteint 250 % du PIB fin 2014 », prévient toutefois Brian Jackson, expert du cabinet IHS Economics. « La Chine devra donc restreindre ce gonflement des dettes », sous peine « de conséquences désastreuses ».

La croissance économique de la Chine a fortement ralenti en 2014, glissant à un niveau plus vu depuis 24 ans, selon un panel d'analystes. Ces derniers estiment que l'économie chinoise continuera de s'essouffler en 2015 alors que Pékin poursuit ses efforts de « rééquilibrage ». La perspective d'un effondrement n'est toutefois pas envisagée.Le produit intérieur brut (PIB) chinois devrait avoir progressé l'an dernier de 7,3 %, contre 7,7 % en 2013, selon la prévision médiane d'un panel de 15 économistes interrogés par l'AFP. Selon eux, le chiffre officiel qui sera publié mardi devrait donc signer la plus faible performance du géant asiatique depuis 1990, l'année d'après la répression du mouvement de la place Tiananmen. Le ralentissement devrait se poursuivre en 2015, le panel tablant sur une croissance de 7 %. Deux...
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