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Cinema- - À L’Affiche

Entrez dans la ronde...

Alors que les productions étrangères s'alignent dans les grandes compétitions, les films libanais se hissent à l'échelle internationale et sortent un peu des rangs. Une semaine qui s'annonce festive.

Darine Hamzé, Marwa Khalil, Nibal Arakji et Nada Abou Farhat : des femmes trentenaires bien dans le vent.

« Yalla 3abelkon » ou « Single Married, Divorced »,
d'Élie Khalifé

Avec Darine Hamzé, Nada Abou Farhat, Nibal Arakji, Marwa Khalil et Julia Kassar

 

Yasmina, Taline, Layane et Zeina sont quatre femmes accomplies qui approchent de la quarantaine. Elles sont intelligentes, drôles et font toutes carrière. Et pourtant, elles sont toutes célibataires. Malgré leur différence de caractères, elles sont de très bonnes amies et se rencontrent tous les dimanches au Sporting Club pour parler de leur vie amoureuse.
D'abord, Yasmina (Darine Hamzé), maquilleuse, sollicitée par la jet-set libanaise et arabe, sort depuis plus d'un an avec un Égyptien qui évite la question du mariage.
Taline (Nada Abou Farhat), elle, est propriétaire d'une galerie d'art. Croqueuse d'hommes comme Samantha dans Sex and the City, elle est libre et ne croit pas aux relations durables.
Pour Layane (Nibal Arakji, également scénariste et productrice), qui est dans la couture, c'est un autre cas de figure. De nature confiante, elle croit fermement que l'homme marié qu'elle aime va quitter sa femme pour elle. Enfin, Zeina (Marwa Khalil) est médecin. Elle croit toujours au prince charmant et rêve de mariage. Elle ne rate aucune occasion pour rencontrer de nouveaux mecs, en espérant trouver l'âme sœur et fonder une famille. Les quatre femmes sont des profils de femme contemporaine et moderne, quoique évoluant dans une société traditionnelle. Leurs rapports avec leurs parents en disent long sur la mentalité libanaise.
La scénariste et productrice Nibal Arakji (Blind Intersections) cherchait un réalisateur pour cette comédie au style bien enlevé et elle l'a trouvé en la personne d'Élie Khalifé.
Il est très difficile de réussir une comédie, plus particulièrement au Liban, où l'on sombre facilement dans la vulgarité et le « populaire cheap ». Avec ce scénario intelligent et drôle, Élie Khalifé a relevé le défi et a reproduit, dans un cadre où l'on se reconnaît à chaque coin de rue, la société libanaise à mi-chemin entre la modernité et le traditionnel. L'histoire est aussi très bien portée par un casting solide. Les quatre actrices auxquelles s'ajoutent des personnages secondaires mais tout aussi essentiels, comme Julia Kassar en maman, Badih Abou Chacra en mari adultère et Mario Bassil en voisin amoureux transi, qui laisse tomber ses grimaces pour le rôle et nous surprend, mènent le jeu avec aisance. Une comédie bien libanaise, sans tabous et beaucoup de rires, qui a su s'approprier les codes du genre de la comédie américaine sans pour autant perdre son identité.
Élie Khalifé a fait des études cinématographiques à la Haute École d'art et de design de Genève. Il a écrit les scénarios de deux courts métrages coproduits avec Alexandre Monnier, Taxi Service (1996) et Merci Natex (1998), qui ont reçu de nombreux prix. Il a également coopéré avec Monnier pour produire Yanousak (2010). Élie Khalifé a, en outre, produit et réalisé Van Express (2004) et un documentaire biographique, Love & Cigarettes (2006). Il gère sa propre boîte de production « Taxi Films », enseigne dans de nombreuses universités libanaises (Usek, Alba...), assure le tutorat de projets de fin d'études et organise des ateliers de travail cinématographiques.

Cinemacity (Beirut Souks, Dora), Empire Dunes/Première, Espace, Grand Cinemas ABC Achrafieh, Dbayeh/ Concorde/Las Salinas/Saïda Mall/Galaxy,
Vox B.C. Center

Fiche technique

Genre : comédie romantique
Durée du film : 100 minutes
Réalisateur : Élie Khalifé
Productrice/scénariste : Nibal Arakji
Production : Dreambox
Directeur de la photographie : Bassem Fayad
Son : Victor Bresse
Musique : Raed el-Khazen
Directeur artistique : Rawan Bazergi
Montage : Nadim Shartouni
Montage son : Raed Younan.

* * *

The Theory of Everything,
de James Marsh

Avec Eddie Redmayne et Felicity Jones

Adaptation du livre de Jane Hawking, Travelling to Infinity : My Life with Stephen, le film raconte l'histoire de Stephen Hawking, brillant scientifique qui a ouvert des horizons nouveaux au XXIe siècle malgré sa maladie. On est en Angleterre en 1963, Stephen, brillant étudiant en cosmologie à l'Université de Cambridge, cherche une réponse au mystère de la création de l'univers. Alors qu'il tombe amoureux d'une étudiante en art, Jane Wilde. Il est rattrapé par un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot ou encore Lou Gerig, qui va s'attaquer à ses membres, sa motricité et son élocution. On lui donne deux ans à vivre. Grâce à l'amour indéfectible et le courage de Jane, qui l'épousera malgré tout, ils entament tous les deux un nouveau combat. Stephen, doctorat en poche, va s'attaquer aux recherches sur ce qu'il a de plus précieux : le temps. Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils auront trois enfants et entreront dans la légende du XXIe siècle. Plus qu'un simple biopic, James Marsh réalise ici une belle histoire d'amour. Une mise en scène épurée et simple, en totale osmose avec le thème du temps, bien soutenue par la musique de Jóhann Jóhannsson (Golden Globe de la meilleure musique) et surtout par le très bon jeu des acteurs principaux. Daniel Day Lewis avait dans le temps épaté le monde par sa performance dans My Left Foot. Eddy Redmayne, par son extraordinaire prestation, marche aujourd'hui sur ses pas.

Grand Cinemas ABC Achrafieh, Dbayeh/ Las Salinas/Saïda Mall/Galaxy, Cinemacity (Beirut Souks, Dora), Empire Première, Espace, Vox B.C. Center

* * *

Gemma Bovery,
d'Anne Fontaine

Avec Fabrice Luchini

Martin a repris la boulangerie paternelle il y a sept ans dans un petit village de Normandie. Mais tout n'est pas aussi beau et serein qu'on ne le croit. D'ailleurs Martin le dit si bien. Il y a plus de dépressifs en campagne qu'à la ville ? ! Son existence paisible est perturbée par l'arrivée de nouveaux voisins, des Anglais, Gemma et Charles Bovery. Ça ne vous dit rien ? En effet, cela évoque les personnages de Madame Bovary, le roman préféré de Martin, écrit par l'écrivain du pays. Le boulanger n'est pas insensible au charme de la jolie Britannique qui est loin d'être aussi sage qu'Emma Bovary.
On a déjà vu Fabrice Luchini dans ce rôle de meneur de jeu, ou de metteur en scène. Dans la maison, de François Ozon, il était l'imaginaire de son élève favori. Ici, il le provoque et recrée à sa manière le roman de Flaubert. Le jeu est subtil mais Anne Fontaine ne fait pas tout le temps dans la finesse, malgré un casting réussi : beauté de Gemma Aterton, snobisme d'Elsa Zylberstein, qui veut décorer sa maison dans un style « mi-japonais, mi-Versace », Niels Schneider, aussi veule que son double littéraire, Rodolphe. En effet, Luchini est plus convaincant en littéraire qu'en boulanger, et la soi-disant sensualité avec laquelle Gemma caresse la pâte à pain est plus que grossière et ne ressemble en rien à celle de Demi Moore dans Ghost. Même la fin est plutôt ratée. Dommage

Grand Cinemas ABC Achrafieh,Dbayeh,
Cinemacity (Souks), Empire Première

« Yalla 3abelkon » ou « Single Married, Divorced »,d'Élie Khalifé
Avec Darine Hamzé, Nada Abou Farhat, Nibal Arakji, Marwa Khalil et Julia Kassar
 
Yasmina, Taline, Layane et Zeina sont quatre femmes accomplies qui approchent de la quarantaine. Elles sont intelligentes, drôles et font toutes carrière. Et pourtant, elles sont toutes célibataires. Malgré leur différence de caractères, elles sont de très bonnes amies et se rencontrent tous les dimanches au Sporting Club pour parler de leur vie amoureuse.D'abord, Yasmina (Darine Hamzé), maquilleuse, sollicitée par la jet-set libanaise et arabe, sort depuis plus d'un an avec un Égyptien qui évite la question du mariage.Taline (Nada Abou Farhat), elle, est propriétaire d'une galerie d'art. Croqueuse d'hommes comme Samantha dans Sex and the City, elle est libre et ne...
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