Ambiguïté
On est tous avec le slogan « Je suis Charlie ». Mais je me permets de soulever la question de la responsabilité de la justice, laquelle n'a pas condamné à l'époque l'atteinte portée à l'image du prophète Mohammad.
Au nom de la liberté d'expression, les médias doivent s'autocensurer pour ce qui touche aux croyances sacrées de toutes les religions.
Entre critique et dénigrement, il se trouve une bonne marge d'ambiguïté...
Sami CHALHOUB
* * *
Être Liban
D'une lectrice qui, curieusement, dit n'en être pas l'auteure, ce mail :
Il est important, chers amis, avant d'être Charlie, d'être Liban, d'être Beyrouth, où règne le désespoir des familles otages des jihadistes, où l'armée libanaise est aux prises avec ces mêmes jihaidistes. Être avec le pays qui essaye de refuser d'être un champ de bataille et de guerre, avec le pays qui vit avec des millions de réfugiés, avec le pays où la pauvreté et de terribles famines s'installent. Avec la ville menacée par la guerre à son nord et à son sud. Et c'est là que tu pleures...
Que son âme repose en paix,
#MaisJeNeSuisPasCharlie
Je suis libanais et je suis beaucoup plus endommagé,
#JeSuisBeyrouth
On est tous avec le slogan « Je suis Charlie ». Mais je me permets de soulever la question de la responsabilité de la justice, laquelle n'a pas condamné à l'époque l'atteinte portée à l'image du prophète Mohammad.Au nom de la liberté d'expression, les médias doivent s'autocensurer pour ce qui touche aux croyances sacrées de toutes les religions.Entre critique et dénigrement, il se trouve une bonne marge d'ambiguïté...
Sami CHALHOUB
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Être Liban
D'une lectrice qui, curieusement, dit n'en être pas l'auteure, ce mail :Il est important, chers amis, avant d'être Charlie, d'être Liban, d'être Beyrouth, où règne le désespoir des familles otages des jihadistes, où l'armée libanaise est aux prises avec ces mêmes jihaidistes. Être avec le pays qui essaye de refuser d'être un champ de bataille et...

