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Nos lecteurs ont la parole - Edmond Rabbath

Quelle 2015 voulons-nous ?

A priori, 2015 s'annonce fort mal.
Au niveau international, rien n'indique que les conflits actuels vont s'arrêter ou du moins emprunter une voie de solution. Que ce soit en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye et même en Ukraine, en Afrique subsaharienne, en Afghanistan ou ailleurs.
On peut aussi assumer, sans erreur, que les prises d'otages, les attentats-suicide ou terroristes, et les enlèvements, violations ou ventes de femmes vont se poursuivre.
Au niveau de l'économie, la croissance ne sera pas au rendez-vous ; les déséquilibres financiers et économiques vont augmenter : le poids des dettes publiques et privées va s'alourdir, le chômage et les inégalités sociales seront plus difficiles à gérer.
Au niveau de l'environnement, les émissions de gaz à effet de serre ne risquent pas de s'atténuer en dépit de la récession qui s'annonce. Quant à l'hygiène de vie, les épidémies, n'en parlons pas
Au-delà de ces problèmes, 2015 annonce des chocs de cultures entre ceux qui défendent les droits de l'homme, et ceux qui les combattent et les refusent ; qu'ils soient issus de dictatures en recherche d'expansion territoriale ou de maintien au pouvoir, ou proviennent de mouvements islamistes radicaux qui peuvent être de conviction ou de réaction.
Au Liban, la situation ne présage pas de meilleur augure : la bipolarité entre ceux qui cherchent à saper les institutions de l'État et ceux qui s'efforcent de les consolider se maintiendra. Les tensions entre chiites et sunnites vont s'aggraver malgré les multiples tentatives de solutions cosmétiques. L'arrogance de certains va pousser les autres vers un extrémisme excessif : l'individu cherchera refuge auprès de sa communauté religieuse, quand l'État ne pourra plus le protéger. Aussi, ne faut-il pas négliger l'impact du conflit syrien qui continuera à déborder avec le flux continu de réfugiés, parallèlement à l'intervention sans relâche et unilatérale du Hezbollah.
L'image semble noire et le ton alarmiste avec les pronostics d'entrée en enfer. Toutefois, au milieu des cendres, il est possible d'entrevoir les prémices d'une renaissance ; en fait, un espoir est encore possible, reprenant les paroles du souverain pontife Jean-Paul II en 1997 : « Le Liban est plus qu'un pays, c'est un message. »
En effet, nous sommes encore ce laboratoire du vivre-ensemble islamo-chrétien.
Dans quelques jours, le Liban commémorera les dix ans de l'assassinat de Rafic Hariri ; c'est également la commémoration des dix ans du 14 Mars. Des cendres de la mort est née la flamme d'un espoir : l'enfer du 14 février a donné le jour à un rêve, un mariage. En ce matin du 14 mars, quelque 1,5 million de Libanais ont crié d'une seule voix leur rejet de l'occupation syrienne, exigeant la sortie des troupes d'occupation syrienne et le retour à l'État de droit. Depuis lors, une coalition islamo-chrétienne, sans précédent dans l'histoire quant à sa longévité, a vu le jour, réclamant l'établissement d'un État séculaire en application des accords de Taëf.
Pendant dix ans, cette coalition a dû affronter menaces, attentats et attaques pour défendre cette cause sans qu'elle ne fléchisse devant les coups répétés qui lui ont coûté très cher. Nombreux sont ceux qui ont payé de leur sang – pas plus loin que le 27 décembre dernier, Mohammad Chatah a payé de sa vie. Souvent, elle a dû plier face au camp de la moumana'aa, et ce dans l'intérêt du pays, malgré la grande incompréhension générale de son public, pour éviter le pire, mais n'a pas rompu.
Le 14 Mars est le message du Liban au monde.
C'est à se demander comment ce moribond, aux yeux de certains, peut être la solution. La réponse est toute simple. Le 14 Mars est plus qu'une coalition de partis : c'est une conviction qui dépasse les partisans des partis qui la composent. Il y a un chauffeur de taxi « 14 Mars », tout comme un avocat, un employé, un fonctionnaire ou une mère au foyer, et ce indépendamment de leur confession. Ces personnes ont dépassé leurs croyance et appartenance communautaires pour adopter une appartenance citoyenne et édifier, ensemble, un État de droit.
Toutefois, pour se présenter comme une solution, le 14 Mars doit se dépasser. Les partis se doivent de privilégier l'intérêt de la coalition avant le leur, s'ouvrir à tous les militants non partisans et les responsabiliser. Les leaders se doivent de mettre en priorité l'intérêt général avant celui de leur communauté et éviter ces confrontations au sein même de la coalition pour se partager ce semblant de pouvoir que leur permettent ceux qui détiennent les armes illégales et qui n'ont aucun scrupule à les utiliser pour préserver leurs acquis.
En revenant aux préceptes de 2005, lesquels étaient tout sauf communautaires, le 14 Mars se focalisera à nouveau sur l'édification de cet État séculaire dans lequel le droit des individus est protégé et celui des communautés garanti ; et le Liban pourra ainsi montrer au monde comment il devient possible de vivre ensemble.
Seule l'identité citoyenne est susceptible de faire face et d'affronter l'extrémisme. Seul l'État de droit est capable de protéger le citoyen et lutter contre le communautarisme, seul un 14 Mars retrouvé est apte à défendre cette idée.
L'année 2015 verra un progrès au niveau du Tribunal spécial pour le Liban ; les accusations contre les suspects pourraient être confirmées, d'autres se préciseraient. Des masques vont sûrement tomber au Liban et ailleurs dans la région, et les coupables seront condamnés.
Il est temps que chacun de nous reprenne les choses en main, pour notre pays, nos vies personnelles, ces « autres » qui nous entourent, mais surtout pour les générations à venir. Que ceux qui détiennent le pouvoir s'ouvrent et le partagent. Que ceux qui se taisent surmontent leurs peurs et s'expriment avant qu'il ne soit trop tard.
Le Liban a connu de nombreuses catastrophes qui lui ont été tragiques. Prenons vite conscience et devenons responsable face à celle que nous frôlons chaque jour ; consolidons notre unité nationale, faite d'hommes et de femmes libres, pour faire face aux monstres qui tombent.
Entre-temps, je souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année. Et sabrons le champagne face à tous ceux qui veulent changer notre mode de vie.

A priori, 2015 s'annonce fort mal.Au niveau international, rien n'indique que les conflits actuels vont s'arrêter ou du moins emprunter une voie de solution. Que ce soit en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye et même en Ukraine, en Afrique subsaharienne, en Afghanistan ou ailleurs.On peut aussi assumer, sans erreur, que les prises d'otages, les attentats-suicide ou terroristes, et les enlèvements, violations ou ventes de femmes vont se poursuivre.Au niveau de l'économie, la croissance ne sera pas au rendez-vous ; les déséquilibres financiers et économiques vont augmenter : le poids des dettes publiques et privées va s'alourdir, le chômage et les inégalités sociales seront plus difficiles à gérer.Au niveau de l'environnement, les émissions de gaz à effet de serre ne risquent pas de s'atténuer en dépit de la récession...
commentaires (2)

"Au-delà de ces problèmes, 2015 annonce des chocs de cultures entre ceux qui défendent les droits de l'homme, et ceux qui les combattent et les refusent ; qu'ils soient issus de dictatures en recherche d'expansion territoriale ou de maintien au pouvoir, ou proviennent de mouvements islamistes radicaux qui peuvent être de conviction ou de reaction". Quand vous dites ca Mr Rabbath ( etes vous marocain?) vous placez ou le candidat du 14 Mars allie declare d'un pays democratique(???!!!) ou la femme est interdite de conduire ? dans l'axe du choc des cultures ou en dehors ? Signe Kamel Fez .

FRIK-A-FRAK

09 h 32, le 31 décembre 2014

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Commentaires (2)

  • "Au-delà de ces problèmes, 2015 annonce des chocs de cultures entre ceux qui défendent les droits de l'homme, et ceux qui les combattent et les refusent ; qu'ils soient issus de dictatures en recherche d'expansion territoriale ou de maintien au pouvoir, ou proviennent de mouvements islamistes radicaux qui peuvent être de conviction ou de reaction". Quand vous dites ca Mr Rabbath ( etes vous marocain?) vous placez ou le candidat du 14 Mars allie declare d'un pays democratique(???!!!) ou la femme est interdite de conduire ? dans l'axe du choc des cultures ou en dehors ? Signe Kamel Fez .

    FRIK-A-FRAK

    09 h 32, le 31 décembre 2014

  • La grande majorité des fakihàRienisés, rassemblée à Dâhïyéééh, disparaitra définitivement lorsque le Fatal Tribunal les dispersera d’une façon radicale dans le bruit confus de leur quincaillerie dispersée sur les trottoirs, et dans le tumulte croissant du bas-fond des ruelles annonçant l'approche de leur inévitable fin prochaine ! A la tête d'1 petite clique restante, fakkîh noirci suivi du boSSfaïr aigri tenteront en vain de sauver le peu d'honneur du walïyoul-aSSadisme finissant boSSféràRieNique. Sous la protection de leur ferraillerie Per(s)cée restante rétro ancien moûdééle, ils se rendront à la frontière côté Qassioûne, là où ils penseront rejoindre le résidu nul des bääSSyriens bääSSdiots d’à côté ! Mais c'est en vain que ces vrais aSSadiots d’ici les attendront ; ces aSSadiques de là-bas, prudents mahééék n’est-ce pas, laisseront en plan ces Niais indigènes d’ici ! Les empêchant de se réfugier sur le Hattây dans leur Réduit Äalaouïtico-nusayrî. Un chaos confus rendant la fuite impossible, les troupes Révolutionnaires du Cèdre s'avanceront sur Barada, faisant prisonniers la majorité d’entre eux ; l'ultra lie restante parvenant à cavaler vers Brâd und Laodicée. C’est ainsi qu’ils termineront leur puérile "épopée. Si 05 fut l'insurrection des Révolutionnaires Sains Cédraies, 015 sera le sceau de l’écrasement total de ces "malins" Malsains 8 Martiens, expression pure et classique de cet archaïque despotisme de ce supposé "croissant fertile" en réalité si pathétique !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 52, le 31 décembre 2014

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