La thèse d'un « acte prémédité » dans la mort du footballeur camerounais Albert Ebossé, à la fin d'un match du championnat d'Algérie en août, est « complètement à écarter », a affirmé hier le ministre algérien des Sports, Mohammad Tahmi. « Nous avons reçu une enquête administrative qui évoque, si on peut le dire, un homicide involontaire. Les joueurs présents dans le stade étaient tous visés par des projectiles. La thèse de l'acte prémédité est donc à écarter », a ainsi déclaré le ministre à la radio algérienne. Mohammad Tahmi, lui-même médecin, conteste ainsi la thèse privilégiée par une contre-autopsie effectuée au Cameroun à la demande de la famille de l'attaquant.
Albert Ebossé, qui était âgé de 25 ans, attaquant de la JS Kabylie et meilleur buteur du championnat algérien la saison passée, est mort le 23 août à la fin du match perdu à domicile (2-1) face à l'USM Alger. Selon la version des médecins algériens, défendue par le club de Tizi-Ouzou, Albert Ebossé a été tué par un objet tranchant lancé depuis les tribunes. La contre-autopsie camerounaise conclut à un décès « des suites d'une agression brutale avec polytraumatisme crânien », lors d'une rixe dans les vestiaires après la rencontre.
« L'affaire est à présent entre les mains de la justice, qui va déterminer les responsabilités qui seront par la suite assumées par les parties concernées », a encore souligné le ministre Mohammad Tahmi, tentant ainsi de mettre un terme à la polémique.
(Source : AFP)


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