« La panique a provoqué des ventes sur toutes les Bourses du Golfe, très sensibles à l’évolution du marché pétrolier. » Archives/Reuters
La Bourse de Dubaï a plongé de 7,4 % pour terminer hier, dernier jour ouvrable de la semaine, à 3 594,95 points, un plus bas en dix mois. Les lourdes pertes des secteurs-clefs du marché ont provoqué une vague de ventes.
L'indice de Dubai Financial Market, qui avait gagné 60 % plus tôt cette année, n'est plus qu'à 6,6 % au-dessus de son niveau de clôture de 2013. La plupart des pertes étaient causées par le déclin des cours du pétrole sur le marché international.
« La panique a provoqué des ventes sur toutes les Bourses du Golfe, très sensibles à l'évolution du marché pétrolier », a indiqué Mohammad Zidan, analyste en chef de la firme de courtage Orbex, basée à Koweït.
« La crainte que les États du Golfe commencent à annoncer des déficits budgétaires a entamé la confiance des investisseurs », a-t-il ajouté à l'AFP.
Cette tendance baissière devrait selon lui se poursuivre la semaine prochaine, mais un à rythme plus faible.
Le marché d'Abou Dhabi, le deuxième marché des Émirats arabes unis, qui connaît d'habitude de petites fluctuations, a chuté de 4,4 %, pour clore la journée à 4 381,16 points. Les secteurs des banques, des sociétés financières et de l'immobilier ont accusé les plus grandes pertes.
La Bourse du Qatar, le deuxième plus grand marché arabe, a perdu 4,3 %, à 11 805,11 points, terminant sous le seuil des 12 000 points.
La Bourse du Koweït a terminé la séance en baisse de 1,5 % à 6 463,76 points, un plus bas depuis mars 2013. Le marché saoudien, le plus grand du monde arabe et dont l'indice a perdu en début de séance plus de 3 %, a rebondi pour clore la journée en baisse de 0,2 % à 8 393,92 points, un plus bas depuis plus d'un an.

