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Nos lecteurs ont la parole - Joe Acoury

Servir Dieu sans compter

Écoutez le pape François : « Je suis allé en Turquie en pèlerin et non en touriste. La raison majeure était de vivre la fête de saint André avec le patriarche Bartolomée. Quand le mufti m'a expliqué les éléments de la mosquée avec tant d'attention et de respect, évoquant la place de Marie dans le Coran, j'ai ressenti le besoin de prier. J'ai demandé : "Est-ce que je peux prier un peu ?" Il m'a dit oui. J'ai prié pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti, pour tous, pour moi qui en ai besoin, j'ai vraiment prié. J'ai surtout prié pour la paix. "Seigneur, arrêtons là les guerres !" Ce fut un moment de prière sincère. »
À chaque déplacement du Saint-Père dans le monde, une multiplicité de perceptions et d'interprétations révèle les préjugés face aux expectatives anxieuses de nombreux chrétiens ainsi que les intérêts stratégiques de représentants civils et religieux. La première visite que le souverain pontife vient d'effectuer en Turquie prend une dimension particulière à un moment délicat où la coexistence entre les hommes peine à se faire reconnaître. Elle dépend, cette coexistence, du bon vouloir, de l'autoritarisme dit « bienveillant » de M. Erdogan. Cependant la politique ne saurait se réclamer du religieux sans promouvoir fièrement sa glorieuse dimension miséricordieuse. La minorité se démarquerait alors de sa liberté de croyance, s'alliant, faute de mieux, à la distanciation pour se protéger, à la solitude pour se retrouver et à la recherche d'issues en milieu protégé.
À quoi servirait l'exercice au quotidien d'un individu quand disparaissent les élans spontanés, les ponts relationnels ouverts, les partages communicatifs et surtout cette liberté de vivre sa propre foi ? Le Saint-Père bouscule l'ordinaire car il replace le sens des valeurs humaines au cœur des intérêts des dirigeants. Les religions représentent le chemin des hommes vers Dieu. La fidélité vers l'islam ou le christianisme ne pourrait se contenter de préserver des contextes séparés alors qu'elle veut servir Dieu sans compter.

Écoutez le pape François : « Je suis allé en Turquie en pèlerin et non en touriste. La raison majeure était de vivre la fête de saint André avec le patriarche Bartolomée. Quand le mufti m'a expliqué les éléments de la mosquée avec tant d'attention et de respect, évoquant la place de Marie dans le Coran, j'ai ressenti le besoin de prier. J'ai demandé : "Est-ce que je peux prier un peu ?" Il m'a dit oui. J'ai prié pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti, pour tous, pour moi qui en ai besoin, j'ai vraiment prié. J'ai surtout prié pour la paix. "Seigneur, arrêtons là les guerres !" Ce fut un moment de prière sincère. »À chaque déplacement du Saint-Père dans le monde, une multiplicité de perceptions et d'interprétations révèle les préjugés face aux expectatives anxieuses de nombreux chrétiens ainsi...
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