Pour l’année prochaine, la Banque centrale allemande a divisé par deux ses prévisions de croissance, à 1 %. Et pour l’année suivante, 1,6 % contre 1,8 % prévue en juin. Archives/AFP
Les commandes à l'industrie allemande ont grimpé de 2,5 % en octobre sur un mois, mieux qu'attendu, selon un chiffre provisoire publié hier qui suggère que l'horizon s'éclaircit pour ce secteur.
La statistique contient deux bonnes nouvelles. D'une part, les commandes en provenance d'Allemagne ont bondi de plus de 5 %, alors que les mois précédents, les entreprises allemandes avaient fait montre d'une grosse réticence à investir, freinées par les incertitudes géopolitiques. Et la hausse de 0,8 % des ordres « hors zone euro » « pourrait être la première manifestation d'un petit effet positif de l'euro plus faible », remarque Stefan Kipar, de BayernLB.
Mais « les chiffres ne marquent pas encore de retournement de tendance », tempère le ministère de l'Économie, faisant valoir que les commandes à l'industrie sont marquées ces temps-ci par « de grosses variations mensuelles ». Le chiffre d'août avait été catastrophique, septembre est ressorti finalement mieux que prévu (+1,1 % contre +0,8 % annoncé initialement).
La baisse du prix de pétrole tant redoutée par Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), pour ses effets dévastateurs sur la dynamique des prix en zone euro pourrait même jouer comme un accélérateur de croissance pour la première économie européenne.
« Si le prix du pétrole reste longtemps à ce niveau contenu, la croissance des deux prochaines années pourra ressortir entre 0,1 et 0,2 point de pourcentage au-dessus des prévisions », juge le président de la Banque centrale allemande, M. Jens Weidmann.

