3 milliards est le nombre des personnes dans le monde qui continuent à cuisiner ou à chauffer leurs maisons à l'aide de foyers ouverts ou de simples poêles dans lesquels ils brûlent de la biomasse (bois, déjections animales, résidus agricoles) et du charbon. Ces combustibles et méthodes de cuisson produisent de forts niveaux de pollution de l'air dans les logements, qui mettent en jeu une multitude de polluants nocifs pour la santé, notamment de fines particules de suie qui pénètrent dans les poumons en profondeur.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime à 3,8 millions le nombre de décès prématurés dus à des maladies liées à l'exposition à des polluants de l'air à l'intérieur des habitations. Au nombre de ces maladies notamment les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies ischémiques, les broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) et les cancers du poumon.
Une étude effectuée au Liban par une équipe de chercheurs menés par le Dr Mirna Waked, présidente de la Société libanaise de pneumologie, a montré que 3,4 % des non-fumeurs âgés de plus de 40 ans souffrent de BPCO. La majorité d'entre eux vivent dans les régions reculées du pays. Ces personnes utilisent la biomasse pour cuisiner et chauffer leurs maisons.
Santé
Le chiffre de la semaine
OLJ / le 02 décembre 2014 à 00h00


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