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Nos lecteurs ont la parole - Samira Farhoud

Hommage à la « Chahroura »

Le 26 novembre s'est éteinte Sabah, le jour, la lumière, la mémoire d'un pays qu'on voulait préserver. Elle était le Liban qu'on aspirait tant voir, avec beaucoup de nostalgie : sémillant, spontané, insouciant et téméraire.
Sabah, que grands et petits aimaient et dont nous fredonnions tous les chansons... Elle insufflait en nous un air d'optimisme que nous avions perdu depuis des décennies ;
des années jalonnées par la guerre civile, les règlements de comptes et les maintes guerres quotidiennes. Son sourire et sa bonhomie nous faisaient oublier notre piètre existence dans un pays où l'on négocie tout, même le rire.
Avec elle, on était heureux, fiers de notre Liban quoique ayant tourné le dos à ses valeurs d'antan.
Elle était le Liban qu'on aimait avoir.
On t'a aimée, toi l'étoile du Liban pour toujours. Personne ne pourra te voler.
C'est à notre tour de t'honorer. Toi qui n'as jamais appris la langue de bois ni la rhétorique de nos politiques, ou leaders, ou mercenaires qui manipulent à merveille la dialectique d'intrigues. Ils marchandaient tout au nom de leurs clans, confessions, régions, etc.
Et si tu étais notre présidente ? Présidente de tous les pays arabes ?
On serait mieux nantis qu'aujourd'hui. On serait appelé tout sauf « terroristes », « fanatiques », « islamistes », la liste est longue à l'instar des malheurs de l'identité arabe, de l'identité libanaise.
On serait qualifié de peuple qui croque la vie à pleines dents. Les adjectifs qualificatifs « généreux », « bons », « altruistes » s'appliqueraient si bien à nous.
Repose en paix, Sabah.

Samira FARHOUD

Le 26 novembre s'est éteinte Sabah, le jour, la lumière, la mémoire d'un pays qu'on voulait préserver. Elle était le Liban qu'on aspirait tant voir, avec beaucoup de nostalgie : sémillant, spontané, insouciant et téméraire.Sabah, que grands et petits aimaient et dont nous fredonnions tous les chansons... Elle insufflait en nous un air d'optimisme que nous avions perdu depuis des décennies ;des années jalonnées par la guerre civile, les règlements de comptes et les maintes guerres quotidiennes. Son sourire et sa bonhomie nous faisaient oublier notre piètre existence dans un pays où l'on négocie tout, même le rire.Avec elle, on était heureux, fiers de notre Liban quoique ayant tourné le dos à ses valeurs d'antan.Elle était le Liban qu'on aimait avoir.On t'a aimée, toi l'étoile du Liban pour toujours. Personne ne...
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