Liban

Hariri rejette la proposition de Aoun et appelle à des concertations sans délai

Le chef du Futur fustige « l'entêtement politique et les solutions impossibles ».

OLJ
22/11/2014

Le chef du courant du Futur a rejeté hier de manière implicite la proposition avancée par le général Michel Aoun pour faciliter la tenue de l'élection présidentielle et appelé à des concertations dans les plus brefs délais en vue d'une entente sur le futur président.
Dans un communiqué publié à l'occasion de l'Indépendance, M. Hariri note que le 22 novembre de cette année « est un triste jour entaché par les craintes pour le présent et l'avenir ».
« Il est vrai que beaucoup de tragédies et de guerres se sont succédé les jours de l'Indépendance et ont privé les Libanais de la joie de célébrer leur fête nationale, d'organiser un défilé militaire dans la capitale et la traditionnelle réception au palais présidentiel. Mais l'amertume de cette année est double en raison de l'absence d'un chef de l'État, qui représente le symbole national et constitutionnel et qui incarne l'esprit de la formule sur laquelle a été fondée l'indépendance de l'État, et à cause de la douleur des proches des militaires enlevés », ajoute-t-il.
« Il est déplorable que la fête de l'Indépendance survienne alors que nous n'avons pas parmi nous un président de la République à qui la Constitution donne exclusivement l'honneur de prêter le serment de préserver l'indépendance du pays et son intégrité territoriale », poursuit l'ancien Premier ministre, s'interrogeant sur « le sens qui reste à l'indépendance si le but de la vie politique est de remplacer le mandat par le vide dans les institutions ».
« Continuer à entretenir le cercle vicieux de la vacance et maintenir la présidence otage des changements externes veut dire que l'on cherche à garder le Liban dans la division et l'égarement. C'est aussi la plus grosse injure que l'on puisse faire à l'élite d'hommes d'État libanais qui ont fait l'indépendance », assène-t-il.
Pour M. Hariri, la fête de l'Indépendance est « l'occasion de renouveler l'appel à une feuille de route qui protège le Liban des tempêtes voisines et d'initier sans délai des concertations en vue d'une entente autour de l'élection d'un président qui se donnerait pour priorités de relancer le dialogue national, de désactiver les pièges de la discorde et de dissocier le Liban sur les plans militaire et sécuritaire de la guerre syrienne ».
« Cette feuille de route constitue le fondement nécessaire pour la stabilité. Elle créerait l'environnement propice à l'armée et faciliterait son rôle de contrôle des frontières, de lutte contre le terrorisme et de libération des soldats kidnappés. Elle est également la voie de passage vers l'État indépendant qui a été et demeurera l'objectif de tous les Libanais », souligne-t-il.
« Faute de quoi nous serions en train de perpétuer la politique de la fuite en avant en tentant de nous abriter derrière l'entêtement politique et en proposant des solutions impossibles », conclut-il, dans une claire allusion à la dernière initiative du général Aoun.
Le chef du CPL avait conditionné son acceptation de participer à une séance d'élection du président de la République par un engagement de la part de tous les chefs de blocs parlementaires à ne voter que pour l'un des deux candidats les plus forts sur la scène chrétienne, le chef des FL Samir Geagea et lui-même.

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