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Moyen Orient et Monde - Sommet

Opération séduction pour Obama en Chine

Premiers pas vers un dégel sino-japonais à la réunion de l'Apec à Pékin.

Le président Barack Obama serrant la main du président chinois Xi Jinping au sommet de l’Apec à Pékin, en Chine. Kim Kyung-hoon/Reuters

« Les États-Unis sont favorables à l'émergence d'une Chine prospère, pacifique et stable », a annoncé hier le président américain Barack Obama à l'ouverture du sommet du Forum de coopération économique de l'Asie-Pacifique (Apec) à Pékin, en Chine. Il a par ailleurs demandé le respect des droits de l'homme et de la liberté de la presse en Chine, et a fait illusion aux manifestants prodémocratie qui réclament l'instauration d'un véritable suffrage universel à Hong Kong. Il a continué son discours en soulignant « la situation entre la Chine et Hong Kong était historiquement compliquée et dans une période de transition », mais a jugé « irréaliste » que les États-Unis mettent leurs préoccupations de côté. Obama s'est voulu rassurant et a déclaré : « Nous n'attendons pas de la Chine qu'elle suive le modèle américain en toutes circonstances. Mais nous continuerons à nous préoccuper des droits de l'homme. »
Il a encore demandé à la Chine d'avancer vers la convertibilité du yuan et de mettre en place des garanties de traitement plus équitables des entreprises étrangères sur son sol, alors que les autorités à Pékin ont récemment enclenché des enquêtes antimonopole visant des multinationales. En outre, il a annoncé un accord d'extension des visas pour les Chinois allant étudier ou travailler aux États-Unis, au nombre de 1,8 million l'an dernier.
Néanmoins, M. Obama a affirmé qu'une reprise du dialogue avec la Corée du Nord n'était pas à l'ordre du jour, soulignant qu'il faudrait « plus » que la libération des deux Américains pour faire évoluer la position des États-Unis. Il a ajouté : « Nous avons toujours dit que si les Nord-Coréens étaient déterminés à s'engager dans la dénucléarisation (...), les États-Unis étaient ouverts à l'idée de chercher une solution. » En effet, avec son allié sud-coréen, Washington soutient que l'ouverture d'un dialogue à haut niveau ne pourra avoir lieu que si Pyongyang démontre une volonté indiscutable d'abandonner son programme.

Brève rencontre entre Poutine et Obama à l'Apec
M. Obama et son homologue russe Vladimir Poutine se sont brièvement croisés pendant le sommet Apec. Rappelons que les deux dirigeants, engagés depuis des mois dans un bras de fer sur la crise ukrainienne, « ont simplement eu une brève rencontre au cours de laquelle ils n'ont pas eu le temps d'aborder les problèmes », a indiqué un responsable sous couvert d'anonymat. À noter que cette rencontre intervient au moment où convergent du matériel militaire lourds ver Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. La dernière rencontre entre M. Obama et Poutine remontait à début juin, en France.
Concernant la Chine et le Japon, le Premier ministre japonais Shinzo Abe et le président chinois Xi Jinping ont tenu leur premier sommet bilatéral, très attendu, premier signe de dégel après plus de deux ans d'animosité. « Beaucoup de pays espéraient ce sommet entre le Japon et la Chine, et pas seulement les nations asiatiques. Je pense que nous avons fait un premier pas vers une amélioration des relations bilatérales », a déclaré M. Abe à l'issue de l'entretien d'une demi-heure. D'ailleurs, M. Obama doit retrouver Xi Jinping aujourd'hui et mercredi en marge du sommet.
(Source : AFP)

« Les États-Unis sont favorables à l'émergence d'une Chine prospère, pacifique et stable », a annoncé hier le président américain Barack Obama à l'ouverture du sommet du Forum de coopération économique de l'Asie-Pacifique (Apec) à Pékin, en Chine. Il a par ailleurs demandé le respect des droits de l'homme et de la liberté de la presse en Chine, et a fait illusion aux manifestants prodémocratie qui réclament l'instauration d'un véritable suffrage universel à Hong Kong. Il a continué son discours en soulignant « la situation entre la Chine et Hong Kong était historiquement compliquée et dans une période de transition », mais a jugé « irréaliste » que les États-Unis mettent leurs préoccupations de côté. Obama s'est voulu rassurant et a déclaré : « Nous n'attendons pas de la Chine qu'elle suive le...
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