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Moyen Orient et Monde - Trois questions à...

Les Palestiniens sont trop divisés pour mener une troisième intifada

Sakr Abou Fakhr, chercheur au Centre d'études palestiniennes et au Centre arabe de recherche.

« Il est vrai que la Jordanie a la charge de la gestion de l’esplanade des Mosquées, mais ce n’est qu’une gestion superficielle. » Thomas Coex/AFP

Quelles sont les raisons de la frustration des Arabes israéliens de Jérusalem-Est ?

Déjà, il est essentiel de préciser que les Arabes israéliens, ou disons Palestiniens, porteurs de la nationalité israélienne sont considérés et surtout traités comme des citoyens de troisième zone. À quasiment tous les niveaux, ils viennent après les juifs ashkénazes (d'Europe) et séfarades (du Moyen-Orient/Maghreb). Et en tant que Palestiniens, ils sont privés du droit de retour à leurs villages d'origine, sans oublier le contexte socio-économique très difficile dans lequel ils vivent, et le sentiment de solidarité qui les lie aux Palestiniens d'autres régions, comme Gaza notamment, et qui sont régulièrement victimes de violences.
En fin de compte, la mosquée d'al-Aqsa est l'une des rares choses qui leur reste encore et ils ne vont pas laisser (le Premier ministre Benjamin) Netanyahu prendre le contrôle de ce site qui leur est si cher et qui représente tellement pour le monde musulman. Bien que le Premier ministre israélien nie vouloir changer le statu quo actuel, c'est en réalité son but ultime.

 

Quel rôle pourrait jouer la Jordanie dans cette crise ?

Il est vrai que la Jordanie a la charge de la gestion de l'esplanade des Mosquées, mais ce n'est qu'une gestion superficielle, tout comme celle de la Cisjordanie par Amman jusqu'en 1967, date de son annexion par Israël. En réalité, Jérusalem est sous le contrôle total et entier d'Israël, et la séparation de l'est et de l'ouest n'est pas réelle, la Knesset (Parlement israélien) cherchant à en faire la capitale unifiée et définitive de l'État hébreu. Il est vrai que la gestion jordanienne de l'esplanade des Mosquées a jusque-là empêché les colons d'investir totalement cette partie de la ville, mais cela fait partie du compromis entre la Jordanie et Israël depuis leur accord de paix. Et tant qu'il n'y aura pas de solution politique et diplomatique au conflit israélo-palestinien, il n'y aura pas de solution au problème posé par les lieux saints à Jérusalem. Depuis les accords d'Oslo, c'est-à-dire en vingt ans, il n'y a eu aucune avancée dans les pourparlers de paix, et je ne vois pas ce qui pourrait changer aujourd'hui.

 

Doit-on s'inquiéter d'un début de troisième intifada?

Nous assistons aujourd'hui à plusieurs intifadas partielles, un peu partout dans les territoires palestiniens. Il y a eu deux grandes « vraies » intifadas : en 1987, menée par l'OLP (Organisation pour la libération de la Palestine), et en 2000, menée par Abou Ammar (nom de guerre de Yasser Arafat). Mais aujourd'hui, je pense qu'il serait très difficile d'en mener une troisième. Les Palestiniens sont divisés entre eux, partagés entre le Hamas et le Fateh, sans oublier les nombreuses autres questions sur lesquelles ils ne s'entendent pas. Il ne se trouverait donc personne pour unifier les Palestiniens et les mener si une troisième intifada devait avoir lieu.

 

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commentaires (3)

"natan n'aurait jamais du s'attaquer à Gaza", c'est ce qu'on dit dans l'entourage du premier ministre dont la carrière politique semble, selon AsSafit " toucher à safin". " la démission du ministre isarélien de l'environnement est un premier clou cogné dans le cercueil du cabinet israélien. les divergences au sein du cabinet s'approfondissent et tout porte à croire que Netanyahu s'oriente droit vers la créationd'une coalition , plus extrême que par le passé ! l'altercation éclatée en pleine réunion du cabinet israélien entre Netanyahu et Peretz en porte d'ailleurs le signe .le ministre a menacé de rendre tablier et le premier ministre l'a encouragé à le faire. ceci étant dit, la démission de Peretz ne risque pas de provoquer un séisme politique en Israël mais il va sans dire que les plus extrémistes des israéliens auront le dessus. sur cette base, les divergences natan/ lapitt continuent à s'accroitre. les experts israéliens estiment que la coalition gouvernementale en Israël est sur le point d'exploser et que le rapprochement de natan avec les plus patentés des likoud donne déjà le ton en ce qui concerne la situation à Qods , la polémique avec les Etats Unis , le soutien à la colonisation , le gel d'une solution négociée avec les palestiniens. de nombreux analystes prévoient un effondrement du cabinet israélien d'ici un an. Ce qui est encore plus etonnant c'et daech qui ne reagit pas pour le massacres de sunnites par des juifs , comme si qods n'est sanctuarises pour eux.

FRIK-A-FRAK

14 h 12, le 11 novembre 2014

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Commentaires (3)

  • "natan n'aurait jamais du s'attaquer à Gaza", c'est ce qu'on dit dans l'entourage du premier ministre dont la carrière politique semble, selon AsSafit " toucher à safin". " la démission du ministre isarélien de l'environnement est un premier clou cogné dans le cercueil du cabinet israélien. les divergences au sein du cabinet s'approfondissent et tout porte à croire que Netanyahu s'oriente droit vers la créationd'une coalition , plus extrême que par le passé ! l'altercation éclatée en pleine réunion du cabinet israélien entre Netanyahu et Peretz en porte d'ailleurs le signe .le ministre a menacé de rendre tablier et le premier ministre l'a encouragé à le faire. ceci étant dit, la démission de Peretz ne risque pas de provoquer un séisme politique en Israël mais il va sans dire que les plus extrémistes des israéliens auront le dessus. sur cette base, les divergences natan/ lapitt continuent à s'accroitre. les experts israéliens estiment que la coalition gouvernementale en Israël est sur le point d'exploser et que le rapprochement de natan avec les plus patentés des likoud donne déjà le ton en ce qui concerne la situation à Qods , la polémique avec les Etats Unis , le soutien à la colonisation , le gel d'une solution négociée avec les palestiniens. de nombreux analystes prévoient un effondrement du cabinet israélien d'ici un an. Ce qui est encore plus etonnant c'et daech qui ne reagit pas pour le massacres de sunnites par des juifs , comme si qods n'est sanctuarises pour eux.

    FRIK-A-FRAK

    14 h 12, le 11 novembre 2014

  • Arafat est mort, bien mort, enterré à quelques pieds sous terre, en train de pourrir, s’il n’est pas déjà entièrement décomposé. Il ne revivra pas. Et ce n’est pas d’agiter quelques banderoles et de scander son nom, comme font les néonazis nostalgiques d’Hitler, qui le feront renaître. Tous les agitateurs, les trublions, les potentats, comme Hitler, Mussolini, Staline, Ceausescu, Nasser, Kadhafi, Saddam Hussein, Ben Laden, et Arafat, quoique longtemps adulés par des foules à l’esprit dérangé, tous, les uns comme les autres, finissent un jour lamentablement, assassinés ou poussés au suicide. Arafat est mort dans sa tanière, abandonné et trahi par les siens, comme Hitler dans son bunker. Aujourd’hui on veut en faire un martyre, un symbole, mais il n’est plus rien, comme le Fatah en dissolution et en voie de disparaître. Et il en ira de même avec tous les tyrans et mouvements terroristes qui, malgré tout le mal qu’ils peuvent engendrer, tôt ou tard subiront le même sort, l’ignoble prétendu Etat islamique notamment.

    Jacques MARAIS

    10 h 19, le 11 novembre 2014

  • L'HÉBÉTUDE, CHEZ LES PALESTINIENS, À SON PAROXYSME !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    07 h 00, le 11 novembre 2014

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