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Nos lecteurs ont la parole - Joseph W. Zoghbi

Un pays en otage

Quelle est la différence entre une dictature individuelle et une dictature oligarchique? Notre Parlement peut être considéré comme une dictature oligarchique qui tient le pouvoir législatif malgré la fin du mandat qui lui a été octroyé par le peuple.
Un dictateur est indéboulonnable sans révolution.
Une dictature oligarchique est difficile à déraciner car elle prend l'aspect d'une démocratie mielleuse, trompeuse et déguisée.
Malgré le dégoût que nous inspirent les députés qui ont prolongé leur mandat et le haut-le-cœur qu'ils nous occasionnent, nous restons impuissants à pouvoir faire quelque chose pour les déloger. De ce fait cette dictature autoproclamée nous désespère au point de susciter en nous une colère qui engendre une frustration qui devra bien s'exprimer un jour d'une façon ou d'une autre.
Plus les députés prorogent leur mandat et plus ils prennent de l'embonpoint et plus ils deviennent riches.
Heureusement pour notre législatif et notre exécutif que les Libanais ne se sont pas encore révoltés contre eux, non par manque d'envie, mais seulement parce qu'ils tremblent pour leur pays et qu'ils ne veulent pas le mettre en péril par le bouleversement de ses équilibres internes. Ces mesieurs les ex-députés en place ne
peuvent oublier que l'ignorance du peuple par les pouvoirs en place a été à la base des plus grandes révolutions. Se moquer aussi ouvertement du peuple libanais, et avec une arrogance sans limite, rappelle les soulèvements populaires contre la tyrannie d'une personne ou d'une oligarchie. Attention, il ne faut pas trop tirer sur la corde avec le peuple car il sait prendre ses droits en temps dû.
Les députés refusant de rendre leur mandat au peuple commettent deux fautes, l'une contre la Constitution, l'autre contre la démocratie. Deux fautes qui s'ajoutent à celles initialement commises lors d'une première prolongation aussi nulle que celle qui s'est produite le 5 novembre. Ces «ex-députés» ne représentent plus rien et de surcroît ils sont hors la loi. Leur arrogance est sans limite. Non seulement ils usurpent la volonté du peuple mais ils légifèrent sans mandat en produisant des lois nulles et non avenues. Aussi prennent-ils indûment son argent en acceptant illégalement de toucher leurs salaires.
Les allocations d'un député se montent à un total de 11,2 millions de livres libanaises mensuelles, sans compter tous les autres avantages connexes. Les députés en train de percevoir de l'argent, c'est purement et simplement un détournement commis avec une arrogance sans limite.
Quelle honte!
Mettre en péril la démocratie dans un pays qui l'a perdue et qui a tant souffert pour la retrouver trahit un manque de responsabilité énorme et une trahison envers ce pays dont le peuple ne demande dans sa grande majorité que de vivre normalement, de travailler, de produire, d'exploiter ses richesses pour améliorer son quotidien et de développer son avenir avec ces richesses qui lui sont dues.
Si cette mainmise sur le pouvoir n'est pas une prise en otage du pays quelle en serait la définition?
Refuser les élections n'est pas un droit démocratique dont quiconque peut user. Cela équivaut à un coup d'État et à de la haute trahison. Personne n'a le droit de refuser le verdict du peuple, quelle que soit la raison; personne ne peut se substituer au peuple; personne ne peut imposer son bon vouloir comme un fait du prince, que ce soit par chantage ou par menace de déstabilisation du pays.
Les Libanais n'ont pour le moment que leurs yeux pour pleurer, mais peut-être qu'un jour viendra où tous ces «patricides» paieront cher leur arrogance et perdront de leur superbe. Nul ne peut voler impunément les droits des peuples.

Joseph W. ZOGHBI

Quelle est la différence entre une dictature individuelle et une dictature oligarchique? Notre Parlement peut être considéré comme une dictature oligarchique qui tient le pouvoir législatif malgré la fin du mandat qui lui a été octroyé par le peuple.Un dictateur est indéboulonnable sans révolution.Une dictature oligarchique est difficile à déraciner car elle prend l'aspect d'une démocratie mielleuse, trompeuse et déguisée.Malgré le dégoût que nous inspirent les députés qui ont prolongé leur mandat et le haut-le-cœur qu'ils nous occasionnent, nous restons impuissants à pouvoir faire quelque chose pour les déloger. De ce fait cette dictature autoproclamée nous désespère au point de susciter en nous une colère qui engendre une frustration qui devra bien s'exprimer un jour d'une façon ou d'une autre.Plus les...
commentaires (2)

IL FAUT CHERCHER LE MAL À LA RACINE... TOUS CONTRE L'ALLONGEMENT ET LE PROLONGEMENT DES ABRUTIS... MAIS, LA PLUPART D'ENTRE EUX, NE SONT-ILS PAS EUX AUSSI DES "OTAGES" DE CEUX QUI SÉQUESTRENT LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET LA VOLONTÉ DES AUTRES... CE QUI EST PIRE QUE LES ENLÈVEMENTS CORPORELS ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 03, le 11 novembre 2014

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Commentaires (2)

  • IL FAUT CHERCHER LE MAL À LA RACINE... TOUS CONTRE L'ALLONGEMENT ET LE PROLONGEMENT DES ABRUTIS... MAIS, LA PLUPART D'ENTRE EUX, NE SONT-ILS PAS EUX AUSSI DES "OTAGES" DE CEUX QUI SÉQUESTRENT LA LIBERTÉ D'EXPRESSION ET LA VOLONTÉ DES AUTRES... CE QUI EST PIRE QUE LES ENLÈVEMENTS CORPORELS ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 03, le 11 novembre 2014

  • L’éhhh libanais Sain se fait 1 certaine idée de son cher patelin. Le sentiment le lui impose + que la raison ! S’il advient que la médiocrité masque les faits et les gestes, il en éprouve 1 sensation d’anomalie imputable aux Malsains en 8, non au génie de sa patrie. Vu qu’il est à ce point consterné de voir sa patrie voleter, on peut lui pardonner 1 brin d’emphase dans son accablement. Dilemme ! Que faire ? Eh bien, s’offrir 1 takéhhh de lucidité. Ça le mènera + loin, de fait, que les jérémiades désabusées qui perpétuellement guettaient ! Il faut constater que le choix qui lui est offert n’est + entre s’accorder avec l’autre ou se séparer. Il est entre se séparer et un Con-fédéralisme dont les contours précis restent à définir, mais dans lequel la loi du nombre risque encore de s’imposer comme "base" d’1 éventuelle démocratie ; au détriment du respect des minorités. Cette imbuvable loi du nombre plana sûr, sur les prérogatives de ce "Président" ; en principe. Et elle s’appesantira, demain, sur tout autre dossier avec d’autant + de facilité que le précédent actuel sur ces "aléatoires présidentielles ou législatives" aura lubrifié les innombrables roués retors rouillés ! Il conviendrait pour les Sains, tout en allant le + loin possible dans la prise en compte des Malsains, d’oser poser des structures pérennes et bétonnées. Telles qu’elles rendront inconcevable la menace d’1 remake aussi débilitant que la "présidentielle ou les législatives", prochaines…. en "principe" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 53, le 11 novembre 2014

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