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Économie

Immobilier US : l’accès au crédit reste bridé

Après un net rebond de 2011 à mi-2013, les mises en chantier de maisons sont à nouveau hésitantes depuis un an. La hausse des prix des logements donne des signes d'essoufflement. Les stocks de maisons à vendre se sont dernièrement un peu redressés sur le marché du neuf et de l'ancien (tout en restant très loin des records atteints au pire moment de la crise du subprime). Le seul point vraiment positif dans les chiffres récents est l'amélioration de la confiance des constructeurs.
La morosité du secteur résidentiel peut sembler étonnante. Les taux hypothécaires sont très bas. Les prix des maisons restent bien en deçà de leur pic. Les ménages se sont désendettés. Le chômage a beaucoup baissé. Une mesure théorique de l'accès à la propriété indique que l'on se situe dans une zone favorable à l'achat de maisons. Encore faut-il pour cela accéder au crédit...
C'est là que le bât blesse. Ben Bernanke, l'ex-président de la Fed, a révélé il y a peu qu'il n'avait pas réussi à renégocier son prêt immobilier. L'homme de la rue, moins bardé de diplômes prestigieux et aux perspectives de carrière plus incertaines, ne peut tout simplement pas emprunter. La Mortgage Bankers Association calcule un indice agrégeant toutes les composantes des prêts pour évaluer si elles sont strictes ou pas. Par rapport au point bas, les standards de prêts sont un peu desserrés, mais il faut une loupe pour s'en apercevoir. Pour la National Association of Realtors, l'obtention du crédit est l'obstacle majeur pour favoriser une reprise plus robuste. Elle note que l'agence gouvernementale Fannie Mae ne garantit plus que très peu de prêts à des personnes ayant un faible score de crédit. En somme, le crédit est bon marché, mais il faut un dossier impeccable pour l'obtenir, car tout a été fait pour qu'une nouvelle bulle du subprime ne se reforme. Est-on allé trop loin dans la restriction ? C'est l'avis évidemment intéressé des professions concernées, si bien qu'il y a quelques semaines, le président de l'agence immobilière fédérale (FHFA) a fait un pas vers eux en assouplissant certaines contraintes. Il est peu probable que cela suffise à relancer le crédit hypothécaire. C'est plutôt de la hausse des salaires, en particulier chez les jeunes ménages, que pourrait venir nouvel élan. Avec un taux de chômage en baisse rapide, on peut avoir quelques espoirs en ce sens.

 

Après un net rebond de 2011 à mi-2013, les mises en chantier de maisons sont à nouveau hésitantes depuis un an. La hausse des prix des logements donne des signes d'essoufflement. Les stocks de maisons à vendre se sont dernièrement un peu redressés sur le marché du neuf et de l'ancien (tout en restant très loin des records atteints au pire moment de la crise du subprime). Le seul point vraiment positif dans les chiffres récents est l'amélioration de la confiance des constructeurs.La morosité du secteur résidentiel peut sembler étonnante. Les taux hypothécaires sont très bas. Les prix des maisons restent bien en deçà de leur pic. Les ménages se sont désendettés. Le chômage a beaucoup baissé. Une mesure théorique de l'accès à la propriété indique que l'on se situe dans une zone favorable à l'achat de maisons....
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