Les grâces d'ordre financier abondent depuis déjà quelque temps sur l'armée libanaise qui s'attend à recevoir sous peu tout genre d'armes maritimes, aériennes et terrestres de la part des Français, des Russes et des Américains. En effet, les 3 milliards de dollars offerts par le roi Abdallah ben Abdel Aziz serviront à acquérir des armes françaises, et le quatrième milliard saoudien servira à équiper l'armée face aux terroristes en lui procurant un armement américain au prix d'un demi-milliard, quitte à ce que la seconde moitié du don soit allouée pour l'acquisition de navires d'observation italiens, de logiciels électroniques allemands et d'armes russes. Sans oublier notamment le don iranien encore en suspens et dont le ministre de la Défense Samir Mokbel a pu connaître les détails lors de sa visite à Téhéran le mois dernier.
Dans ce cadre, la troupe se verra livrer au premier trimestre de l'année 2015 des hélicoptères d'attaque américains du genre OK58D et des hélicoptères de transport Huey2, des modèles que l'armée possède déjà et dont elle maîtrise l'utilisation. Si la France ne livrera ses hélicoptères de guerre qu'en dernière étape du plan d'armement, soit en 2018, et se contente pour l'instant d'hélicoptères de transport, Washington semble plus pressé d'offrir à l'armée ce genre d'appareils pouvant être utilisés en cas d'offensives.
Fait notable toutefois : la France et les États-Unis ont tous deux refusé de vendre au Liban des avions supersoniques, à la demande d'Israël qui a émis des craintes à ce sujet, estimant que ce genre d'appareils pourrait tomber aux mains du Hezbollah et être utilisé pour lancer une offensive contre Tel-Aviv. Mais le Liban recevra quand même des avions de reconnaissance nécessaires pour toute opération militaire. L'équipement maritime sera par ailleurs lui aussi renforcé par des navires qui empêcheront les entrées illicites dans les eaux régionales et la contrebande. Des négociations sont également en cours avec la compagnie française CMN spécialisée dans la construction de navires afin d''équiper la troupe de vedettes navales d'offensive du genre Fac, équipées de roquettes de type FS56. Des canons téléopérés de type Narwhal 20A vont être aussi livrés par la compagnie Nexter.
En fait, et si l'on étudie de près la liste des armes françaises que recevra l'armée, l'on remarque à quel point la France est soucieuse d'assurer au Liban le meilleur armement, ainsi que l'entraînement et les services d'entretien des armes pour une durée qui s'étale sur dix ans. Cela revêt actuellement une importance cruciale, surtout que les menaces israéliennes se poursuivent. Le ministre des Transports israélien n'assurait-il pas il y a quelques jours que l'État hébreu comptait ramener le Liban à l'âge de pierre si le Hezbollah attaquait Israël ? Sur ce plan, par ailleurs, un responsable libanais a loué les moyens utilisés pour véhiculer les armes françaises jusqu'à la base militaire de l'AIB au premier trimestre de 2015, ou encore jusqu'à Rayak, à travers un pont aérien français sûr et sans risques. Sur ce plan, la plupart des responsables politiques et partisans expriment au quotidien leur soulagement de voir l'armée enfin équipée d'une artillerie qui puisse protéger les frontières au Nord comme au Sud, et ce grâce aux quatre milliards saoudiens et autres donations qui seront offertes plus tard par le Groupe d'appui international au Liban.
Paris et Riyad ont enfin signé le contrat de livraisons d'armes à l'armée libanaise


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Pour ce qui est de la prise de position de Damas envers la coalition internationale américaine, Walid Mouallem s'est exprimé, lors d'une interview accordée au quotidien libanais, "Al-Akhbar", en ces termes : «Damas a expliqué sa prise de position, pour ses deux alliés, l'Iran et la Russie. Cette coalition nous a mis devant deux choix ;Primo : rejeter cette coalition, sans que nous en ayons la capacité militaire. Dans ce cas, les extrémistes de l'administration américaine et les alliés régionaux de Washington auront le prétexte de mener la guerre américano-otanienne contre la Syrie. En rejetant ce choix, nous leur avons ôté ce prétexte.Secundo : accepter cette coalition, pour cause politique. Ce choix est en contradiction avec notre stratégie consistant à préserver la souveraineté et la politique indépendante de notre pays. C'est pourquoi nous avons opté pour un 3ème choix, qui est celui de l'acceptation de la réalité et non pas, pour l'aventurisme, dans une confrontation qui aboutirait, finalement, à un échec.Est-ce que la Syrie va recevoir le système S-300 ? "Oui, ainsi que d'autres nouvelles armes, pour que l'armée puisse faire face aux défis qu'elle sera contrainte à confronter, à l'avenir", a répondu Mouallem.Est-ce que vous les avez reçus ? "Non, pas encore, mais nous les recevrons, prochainement. De même, dans un calendrier raisonnable, nous aurons accès à d'autres armes".Decidement seule notre armee est dans le doute .
11 h 54, le 07 novembre 2014