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À La Une - Liban-Parlement

A quelques heures d'une prorogation annoncée, les divergences restent entières

Alors que les députés sont convoqués par le président du Parlement, Nabih Berry, à une séance législative afin, entre autres, de proroger le mandat de la Chambre qui expire le 20 novembre, les protagonistes chrétiens ont affiché clairement mardi leurs divergences quant à cette rallonge dont l'adoption est quasi-acquise, le texte ne demandant qu'une majorité simple de voix pour être adopté.

Le texte qui sera soumis au vote prévoit la prorogation du mandat du Parlement pour une durée de deux ans et sept mois, c'est-à-dire une législature entière (quatre ans) si l'on additionne cette durée avec celle de la première prorogation, votée en juin 2013. Il est question, cependant, d'ajouter à ce texte une phrase stipulant que dès qu'un président de la République serait élu, l'exécutif s'apprêterait sans délai à convoquer le collège électoral, ce qui supposerait alors que l'on procède à une dissolution de la Chambre.

Si les quatre grands blocs musulmans (le Futur, le Hezbollah, Amal et la Rencontre démocratique) ont déjà donné leur feu vert à la prorogation, idem pour les indépendants chrétiens du 14 Mars, les principaux blocs chrétiens n'étaient toujours pas, à la veille de la séance, sur la même longueur d'onde.

 

L'initiative de Geagea
Premier à prendre le parole, le leader des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a clairement fait comprendre qu'entre la prorogation et le vide, son parti choisira la première option. Lors d'une conférence de presse, M. Geagea a indiqué que le pays se trouve, à deux semaines de l'expiration du mandat de la Chambre, le 20 novembre, face à l'alternative suivante : le vide institutionnel total ou la prorogation du mandat du Parlement.

Soulignant que le gouvernement n'a pris aucune des mesures concrètes nécessaires à l'organisation du scrutin, il a accusé sur ce plan le bloc du Changement et de la réforme (bloc aouniste) de s'opposer médiatiquement à la prorogation sans pour autant imposer au sein du gouvernement l'adoption des mesures pour la préparation des législatives.

"Le gouvernement a tout fait pour que le mandat de la Chambre soit prorogé", a déclaré le leader chrétien. "Certaines parties dans le gouvernement actuel ont tout fait pour qu'il n'y ait pas d'élections législatives", a-t-il poursuivi, notant par exemple que le cabinet n'a pas formé la commission requise pour superviser le scrutin et n'a pas débloqué les fonds nécessaires pour organiser les élections. "Vous deviez préparer les élections législatives et vous n'avez rien fait, laissant les électeurs devant une seule alternative : le vide ou la prorogation", a-t-il encore lancé au gouvernement.

Le leader des FL a pointé un doigt accusateur en direction du bloc aouniste. "Le Courant du futur et le Hezbollah ont depuis le début exprimé leur soutien à la prorogation, et leur position sur ce plan est donc cohérente. Par contre, le Bloc du changement et de la réforme s'est prononcé contre la prorogation. Mais qu'a-t-il fait pour assurer la tenue des élections? Pourquoi a-t-il observé le mutisme au sein du gouvernement alors qu'il voyait que rien n'était fait pour préparer concrètement les élections", a demandé Samir Geagea.

Selon M. Geagea, le bloc du changement et de la réforme "en s'opposant à la prorogation du mandat de la Chambre et en ne faisant rien pour préparer le scrutin, veut en réalité créer un vide au Liban pour modifier la structure du pays". Michel Aoun "est opposé à l'accord de Taëf depuis le début", a-t-il souligné.

 

(Lire aussi: Le « no pasaran » de Geagea aux tentatives de changer le système politique)

Face à cette situation, le chef des FL a proposé l'élection d'un président lors de la séance parlementaire prévue demain et, dans une seconde étape, une  prorogation technique des délais prévus pour l’organisation des législatives. "Pourquoi ne nous rendons-nous pas au Parlement demain pour élire un président ? Si (le chef du Courant patriotique libre) Michel Aoun est élu je le féliciterai, si c'est moi qui suis élu, on me félicitera", a déclaré M. Geagea, candidat à la présidentielle. Après l'élection présidentielle, a-t-il poursuivi, la Chambre pourra tenir une séance plénière afin de fixer de nouveaux délais pour la tenue des législatives.

 

Le Liban est sans président depuis le 25 mai. M. Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le 23 avril pour élire un successeur à Michel Sleiman. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un nouveau président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum.

 

L'alternative à la prorogation, c'est les élections
La réponse du général Michel Aoun n'a pas tardé. Commentant l’initiative du chef des FL, il a déclaré : "Nous ne refusons pas cette initiative, mais quand M. Geagea la transformera en quelque chose de concret, nous lui répondrons".

Le chef du Bloc du changement et de la réforme a dans ce contexte réitéré son opposition à la prorogation du mandat du Parlement. "Il n'y a rien qui s'appelle un vide dans l'Etat libanais, il ne faut pas convaincre les Libanais d'une telle menace. L'alternative à la prorogation est la tenue des élections législatives", a indiqué M. Aoun à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc.

"Si nous arrivons au 20 novembre et que les législatives n'ont toujours pas eu lieu, le gouvernement sera toujours là  et pourrait alors  convoquer à des élections", a poursuivi M. Aoun. Selon lui, le projet de loi électorale dit de la Rencontre orthodoxe est "le seul qui est garant d'une juste représentativité à toutes les communautés". Et de souligner : "Le vivre-ensemble ne peut avoir lieu qu'à travers la justice entre les Libanais. Et ne nous ne pouvons proroger le mandat d'un Parlement qui a perdu sa crédibilité en ce qui concerne l'adoption d'une nouvelle loi électorale".

 

Un non catégorique
Michel Aoun a dans ce cadre indiqué que son parti, le Courant patriotique libre, prendra demain la décision de prendre part ou non à la séance parlementaire. En soirée, le Tachnag, qui fait partie du Bloc du changement et de la réforme, a de son côté fait part de son intention de se présenter à la séance mais de voter contre la prorogation

Le parti Kataëb , lui, n'y est par allé par quatre chemins. Le ministre du Travail et vice-président du parti, Sejaan Azzi, a ainsi clairement annoncé mardi soir que les députés Kataëb n'assisteront pas à la séance législative car ils refusent de voter pour une prorogation du mandat du Parlement. "Le véritable devoir des députés aujourd'hui consiste à élire un président de la République, a déclaré M. Azzi à l'issue de la réunion hebdomadaire du bureau politique des Kataëb. Il ne faut pas changer l'ordre des  priorités et duper l'opinion publique".

 

 

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Alors que les députés sont convoqués par le président du Parlement, Nabih Berry, à une séance législative afin, entre autres, de proroger le mandat de la Chambre qui expire le 20 novembre, les protagonistes chrétiens ont affiché clairement mardi leurs divergences quant à cette rallonge dont l'adoption est quasi-acquise, le texte ne demandant qu'une majorité simple de voix pour être adopté.
Le texte qui sera soumis au vote prévoit la prorogation du mandat du Parlement pour une durée de deux ans et sept mois, c'est-à-dire une législature entière (quatre ans) si l'on additionne cette durée avec celle de la première prorogation, votée en juin 2013. Il est question, cependant, d'ajouter à ce texte une phrase stipulant que dès qu'un président de la République serait élu, l'exécutif s'apprêterait sans délai à...
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ET L'ABRUTISSEMENT GÉNÉRAL CONTINUE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

10 h 15, le 05 novembre 2014

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Commentaires (3)

  • ET L'ABRUTISSEMENT GÉNÉRAL CONTINUE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 15, le 05 novembre 2014

  • De mieux en mieux....au funeste Oreste qui déclamait "mais qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?, on devrait dire "mais qui sont tous ces malfaiteurs qui siphonnent nos poches ?

    Tabet Karim

    09 h 17, le 05 novembre 2014

  • Après les suaves puérilités de la sagesse indigène coinnique qui dépassent l’entendement, dans la mesure où elles contiennent ce qu’il faut savoir non seulement sur les rapports avec les humains mais encore sur ceux avec d’autres espèces ; après les maximes du Râëéééh, voici le cantique du boSSfàRien indigène : "Libanisme et maronitique sont le divin, vs le Non-maronitique et l’Humain qui doit se vouer au libanisme, et ce Non- maronitique au maronitique sûr coinnique ; voilà l’authentique humilité, la vertu vraie, la piété suprême la seule qui soit." ! On voit là la plate ignorance de "la pensée" oranginée se muant en lâcheté qui la menace de près, se réfugier dans 1 libanisme prétendu ; i.e. dans 1 campagnarde idylle montagnarde ; et prêcher le culte d’1 maronitisme pour déguiser 1 résignation coinnique. Le culte du libanisme oranginé est d'1 espèce spés. Il a réussi à se positionner réac vs 1 maronitisme même évolué, et tente d’instaurer le vieux culte libaniste d’avant le maronitisme mais sous forme moûdérnisée. Ce faisant, il ne dépasse 1 radotage à la sauce chréti(e)nno-phénicisée. Ce culte se limite aux gentils jamborées dominicaux de ce campagnard, manifestant son étonnement puéril de voir 1 coucou pondre ses œufs dans des nids, yîîîh, étrangers ; constatant que les larmes ont pour fonction d’humecter l’œil, même Mauvais. Et qui finit par déclamer à ses pâmés orangés, avec des frissons sacrés, 1 ode au printemps niaise typique libanaise du fin fond de sa Râbïyéééh….

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 07, le 05 novembre 2014

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