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À La Une - Iran

L'Iran veut de nouveau attirer les touristes

La manne touristique est essentielle pour un pays sous le coup de sanctions économiques.

Une touriste espagnole à Persépolis, le 26 septembre 2014. Le retour des touristes en Iran, timide depuis l'élection du président modéré Hassan Rohani en juin 2013, est plus marqué cette année. AFP /BEHROUZ MEHRI

Les cars remplis de touristes se succèdent de nouveau à l'entrée du site de Persépolis. L'Iran a réussi son opération séduction pour restaurer son image à l'étranger mais il reste beaucoup à faire pour relancer un secteur moribond.

Le retour des touristes, timide depuis l'élection du président modéré Hassan Rohani en juin 2013, est plus marqué cette année avec 35% d'Européens en plus, selon les professionnels.
"Les agences de voyages ont remis l'Iran dans leurs brochures. C'est une nouvelle vague. Pour certaines langues, on manque même de guides", explique à l'AFP Mohsen Hajisaeid, qui accompagne un groupe venu de Hong Kong pour visiter Persépolis, imposante capitale de l'empire Achéménide fondée en 550 avant JC, à 70 km de Shiraz (sud).

 

Un groupe de touristes allemands devant la tombe de l'empereur Darius Ier, à Naqsh-e Rostam, à une douzaine de kilomètres de Persépolis. AFP /BEHROUZ MEHRI

 


Plus sûr qu'en Europe
"Avant de venir en Iran, je savais que l'image de ce pays à l'extérieur était très sombre", dit à l'AFP Piotr Chwalba, venu de Pologne. "Mes amis m'ont dit que les gens étaient très gentils et que le pays était très sûr, peut-être plus que certains pays d'Europe", explique-t-il. "C'est le genre de pays qui a deux côtés, l'un créé par les médias et l'autre, le vrai, où tout le monde vous aide quand vous voyagez, tout le monde vous sourit et c'est génial".
La manne touristique est essentielle pour un pays sous le coup de sanctions économiques. C'est aussi une occasion de changer une image ternie par douze ans de tensions internationales à cause de son programme nucléaire et le double mandat présidentiel de Mahmoud Ahmadinejad, marqué par la confrontation avec l'Occident.
Entre mars 2013 et mars 2014, l'Iran a accueilli près de 4,5 millions de touristes et l'objectif est d'atteindre plus de 20 millions par an d'ici dix ans, selon Massoud Soltani-Far, le vice-président chargé du Tourisme. Il veut également multiplier par cinq les revenus en devises pour atteindre plus de 30 milliards de dollars en 2025.

 

Visite guidée dans les ruines de Persépolis. AFP /BEHROUZ MEHRI

 


Aujourd'hui, la majorité des touristes sont des pèlerins chiites venus d'Irak, du Koweït, du Liban ou du Pakistan. L'Iran veut désormais voir revenir des touristes à fort pouvoir d'achat. Comme ces 70 privilégiés, Européens et Australiens, qui ont déboursé entre 10.000 et 23.000 euros pour faire le voyage Budapest-Téhéran dans un train de grand luxe.


"Après l'arrivée au pouvoir du président Rohani, la situation a totalement changé. Son comportement, son sourire, sa politique d'entente avec l'Occident ont créé un sentiment de sécurité pour de nombreux touristes qui voulaient venir en Iran depuis des années", explique à l'AFP Ebrahim PourFaraj, patron de Pasargad Tour et président de l'Association des tour-opérateurs iraniens.
L'Iran veut aussi protéger ou restaurer ses 17 sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco.

 

Capacité limitée

Mais il reste des obstacles. D'abord, le code vestimentaire islamique qui oblige les femmes à se voiler, l'interdiction des shorts pour les hommes, ou l'interdiction de consommer de l'alcool. Le Parlement, dominé par les conservateurs, a adopté fin octobre une loi obligeant le gouvernement à informer les touristes sur la manière de se comporter en République islamique.
Ensuite, les infrastructures manquent, même si de nombreux hôtels et restaurants ont été construits dans les villes touristiques comme Machhad, Ispahan, Shiraz ou sur l'île de Kish, dans le Golfe. Le secteur manque aussi de personnel formé aux exigences occidentales.


"Plus de 900 projets sont en cours pour développer le secteur", selon M. Soltani-Far, qui évoque plus de "200 millions de dollars d'investissements". "Nos capacités sont limitées par rapport à l'afflux des touristes. Les moyens de transports, les hôtels 4 et 5 étoiles font défaut pour répondre à la demande croissante", explique M. PourFaraj, qui prévoit 25% de touristes en plus en 2015.
L'Association des tours opérateurs a demandé l'appui du gouvernement, notamment pour les transports. Les routes sont souvent de bonne qualité mais le pays manque d'avions en bon état pour les voyages intérieurs, en raison des sanctions.

 

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Les cars remplis de touristes se succèdent de nouveau à l'entrée du site de Persépolis. L'Iran a réussi son opération séduction pour restaurer son image à l'étranger mais il reste beaucoup à faire pour relancer un secteur moribond.
Le retour des touristes, timide depuis l'élection du président modéré Hassan Rohani en juin 2013, est plus marqué cette année avec 35% d'Européens en plus, selon les professionnels."Les agences de voyages ont remis l'Iran dans leurs brochures. C'est une nouvelle vague. Pour certaines langues, on manque même de guides", explique à l'AFP Mohsen Hajisaeid, qui accompagne un groupe venu de Hong Kong pour visiter Persépolis, imposante capitale de l'empire Achéménide fondée en 550 avant JC, à 70 km de Shiraz (sud).
 

Un groupe de touristes allemands devant la tombe de l'empereur Darius...
commentaires (6)

L’Iran n’est pas un pays démocratique. C’est un pays totalitaire, musulman presque entièrement chiite où la Charia est imposée et où la liberté n’existe pas, surtout pour les femmes qui sont obligées de sortir dans la rue recouvertes d’un voile. Si elle laisse apparaître ne serait-ce qu’un mèche de leurs cheveux, elles sont aussitôt appréhendées et envoyées en prison par les pasmarans qui circule en permanence dans les rues. Même les touristes européennes son astreintes à porter le voile. Pour ceux et celles qui voudraient s’y rendre, je leur conseil de lire avant « Jamais sans ma fille » de Betty Mahmoody, ça leur donnera à réfléchir avant d’oser entreprendre le voyage.

Jacques MARAIS

23 h 53, le 03 novembre 2014

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Commentaires (6)

  • L’Iran n’est pas un pays démocratique. C’est un pays totalitaire, musulman presque entièrement chiite où la Charia est imposée et où la liberté n’existe pas, surtout pour les femmes qui sont obligées de sortir dans la rue recouvertes d’un voile. Si elle laisse apparaître ne serait-ce qu’un mèche de leurs cheveux, elles sont aussitôt appréhendées et envoyées en prison par les pasmarans qui circule en permanence dans les rues. Même les touristes européennes son astreintes à porter le voile. Pour ceux et celles qui voudraient s’y rendre, je leur conseil de lire avant « Jamais sans ma fille » de Betty Mahmoody, ça leur donnera à réfléchir avant d’oser entreprendre le voyage.

    Jacques MARAIS

    23 h 53, le 03 novembre 2014

  • Depuis le reportage de france2 sur l'Iran , intitulé , nos nouveaux amis , ce pays attire la curiosité des touristes du monde moderne et le sarcasme des ignorants formatés à la sauce occicon sionisée .

    FRIK-A-FRAK

    18 h 08, le 03 novembre 2014

  • QUELS TOURISTES ET QU'IRONT-ILS Y FAIRE ? DEVENIR DES MILICIENS REMUNÉRÉS ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 50, le 03 novembre 2014

  • C'est à pouffer de rire.... Quelle massekharra-mascarade !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 53, le 03 novembre 2014

  • Quand on pense que le sud de notre pays regorge de sites uniques...comme la plus grande necropole Byzantine.... le plus grand et le mieux conserve hyppodrome de l'epoque romaine.....les vestiges de la ville antique de Tyr..et ses thermes ....la ville de Kanaa....Sidon....Ashmoun...ect....et j' en oublie....tous ces sites sont abondonnes...quel gachis....oui mais c une region squatter par des milices...qui devouragent les plus temeraires des touristes.....n'oublions pas Baalbeck...bref..c triste tout ca....

    Houri Ziad

    13 h 59, le 03 novembre 2014

  • Ben voyons ! les touristes hommes /femmes pourrons se balader en short dans le bazar d'Ispahan et pourront siroter le soir au bar de l'hôtel un gin-fizz....! ces anti-mécréants enturbannés du 14ème siècle ne doute de rien....

    M.V.

    13 h 11, le 03 novembre 2014

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