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France : la sélection à l'université, entre illégalité et bon sens

L'université a-t-elle le droit de sélectionner ses étudiants ? La question est épineuse. L'Union nationale des étudiants de France (Unef) a remis le sujet sur le devant de la scène avec son enquête annuelle dénonçant les « pratiques illégales » des facs en la matière. Trente-trois établissements exigeraient des prérequis à l'entrée de la licence ou du master, franchissant ainsi la « ligne jaune », selon le syndicat étudiant. Ce que réfutent les universités, tandis que le ministère place la balle au centre.
L'Unef accuse 33 universités de pratiquer une sélection illégale à l'entrée de la licence ou du master, dans son enquête publiée au mois de juillet. Le syndicat étudiant avait entamé ce recensement en licence l'an dernier, en pointant 27 mauvais étudiants, avant de l'élargir au master 1 cette fois-ci.
Et ce n'est pas le tirage au sort pratiqué à l'entrée de certaines licences que cible l'Unef dans son enquête, bien qu'elle le déplore en s'alarmant des difficultés budgétaires des établissements. Mais la « vraie » sélection : sur dossier, entretien, ou autre instrument d'évaluation permettant aux facs de choisir leurs étudiants. Ce qui rapprocherait ainsi l'université des écoles, prépas, BTS ou tout simplement des IUT. Une pratique illégale, juge le syndicat. Et le « ministère de l'Enseignement supérieur n'a pris aucune mesure » contre cette sélection qui « progresse », s'inquiète-t-il.
Mis ainsi au banc des accusés aux côtés des universités, le ministère réfute pourtant l'idée d'un fonctionnement illégal, les recteurs délivrant en la matière leur autorisation au cas par cas.
Si un dispositif expérimental ou des partenariats internationaux nécessitant d'envoyer les étudiants dans un établissement étranger peuvent justifier une sélection sur prérequis à l'entrée, cela ne doit concerner que l'un des parcours d'une filière. Il ne serait ainsi pas possible de choisir ses étudiants de L1 en droit en fonction de leur niveau en orthographe; en revanche, l'université pourrait vérifier le niveau de langue pour le parcours anglais de la mention droit.
Un raisonnement complexe, en attendant un positionnement officiel du ministre de l'Éducation nationale et de la secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur, déjà interpellés récemment sur la sélection en master. D'ici là, ce sont les universités qui reçoivent les attaques.

Pour lire l'article dans son intégralité :
www.letudiant.fr/educpros/enquetes/enquete-unef-2014-selection-a-l-universite-entre-illegalite-et-bon-sens.html

 

France : la sélection à l'université, entre illégalité et bon sens
L'université a-t-elle le droit de sélectionner ses étudiants ? La question est épineuse. L'Union nationale des étudiants de France (Unef) a remis le sujet sur le devant de la scène avec son enquête annuelle dénonçant les « pratiques illégales » des facs en la matière. Trente-trois établissements exigeraient des prérequis à l'entrée de la licence ou du master, franchissant ainsi la « ligne jaune », selon le syndicat étudiant. Ce que réfutent les universités, tandis que le ministère place la balle au centre.L'Unef accuse 33 universités de pratiquer une sélection illégale à l'entrée de la licence ou du master, dans son enquête publiée au mois de juillet. Le syndicat étudiant avait entamé ce recensement en licence l'an dernier, en...
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