Les restes de la charge explosive désamorcée hier par l’expert militaire à Ersal. Photo Wissam Ismaïl
L'armée a désactivé hier une charge explosive posée à l'intérieur d'un bac à ordures dans le jurd de Ersal. Un objet suspect avait été signalé et l'expert militaire a été dépêché sur les lieux en début d'après-midi. Dans un communiqué, l'armée a expliqué « qu'une patrouille d'inspection militaire a repéré vers midi, à Rass el-Sarj à Ersal, une charge contenant environ 50 kg d'explosifs, dissimulée à l'intérieur d'un bac à ordures, préparée pour être éventuellement déclenchée à distance. Les éléments de la patrouille ont immédiatement imposé un cordon sécuritaire serré sur le lieu, avant l'arrivée d'un expert militaire qui a désamorcé la charge. La police judiciaire a entamé une enquête ».
Le 11 septembre, l'armée avait fait exploser une voiture piégée à Aïn el-Chaeb, dans le jurd de Ersal.
Des milieux diplomatiques et militaires prédisent une nouvelle bataille entre l'armée et les groupes jihadistes, que seul reporte le dossier des militaires retenus en otage.
Perquisitions
En attendant, l'armée multiplie les perquisitions dans des lieux où résident des réfugiés syriens. De nouvelles perquisitions ont ainsi eu lieu hier dans le Metn, près du complexe balnéaire Golden Beach à Antélias, ainsi qu'à Nahr el-Kalb. La route maritime en direction de Beyrouth a été temporairement bloquée à la circulation, pour des raisons de sécurité, provoquant des embouteillages monstres sur la voie ouest de l'autoroute allant de Jounieh à Nahr el-Mott.
Au Liban-Nord, les services spéciaux de l'armée ont également effectué des perquisitions dans la ville de Zghorta et dans les villages voisins de Karmsaddé et Arskiva. Ces opérations ont conduit à l'arrestation de cinq personnes, et la saisie de deux motos sans papiers.

