Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Chine

Les étudiants hongkongais rompent le dialogue avec le gouvernement

Les manifestants se heurtent aux habitants exaspérés.

Un groupe de personnes portant des masques frappant un homme qui essayait de les empêcher de dégager les barricades pour une manifestation prodémocratique à Hong Kong. Alex Ogle/AFP

Les chefs de file étudiants des manifestations prodémocratie à Hong Kong ont annoncé hier qu'ils ne participeraient pas aux négociations avec le gouvernement sur la réforme électorale du territoire chinois, estimant que la police avait laissé des groupes mafieux les attaquer. Le mouvement prodémocratie réclame l'instauration d'un suffrage universel plein et entier ainsi que la démission du chef de l'exécutif local, Leung Chun-ying, qu'il considère comme la marionnette de Pékin. Parviendront-ils à obtenir ce qu'ils réclament ? « C'est un jeu de poker », estime Willy Lam, universitaire spécialiste de la Chine. « Tout dépendra de leur capacité à faire descendre dans la rue des dizaines de milliers de personnes. Le soutien de l'opinion publique est vital pour le mouvement. »
Sur le terrain, la tension était extrême hier soir à Hong Kong, où de violents heurts opposaient les militants prodémocratie à des centaines d'habitants exaspérés par les manifestations, malgré un espoir de négociation entre les autorités et les étudiants. À Mong Kok, quartier commerçant et très densément peuplé de Kowloon, face à l'île de Hong Kong, des centaines de personnes s'en sont prises aux manifestants en infériorité numérique, et ont tenté, souvent avec succès, de dégager les barricades. « Rendez-nous Mong Kok ! Nous, les Hongkongais, on a besoin de manger », « rentrez chez vous », criaient les contre-manifestants. Les deux camps échangeaient coups et insultes tandis que les policiers dépassés s'employaient à les séparer et à ouvrir des couloirs pour les ambulances sans qu'on sache immédiatement si les heurts ont fait des blessés. Certains manifestants ont accusé leurs opposants d'avoir recruté des hommes de main pour provoquer des troubles et discréditer le mouvement qui a mobilisé depuis dimanche des dizaines de milliers de personnes et fortement perturbé l'activité de la ville.
En outre, à Causeway Bay, temple du shopping et autre centre secondaire de la mobilisation, des escarmouches ont également opposé environ 25 manifestants à une cinquantaine de personnes. « Ce n'est pas ça la démocratie, on doit nourrir nos enfants », a hurlé l'une d'elles. Des passants ont applaudi au démantèlement de certaines barricades.

« Proche de l'anarchie »
De plus, des échauffourées ont de nouveau éclaté hier entre manifestants et policiers dans le quartier des ministères. Le chef de l'exécutif de Hong kong, Leung Chun-ying, a déploré une situation « proche de l'anarchie ». « En tant que société civilisée, nous ne pouvons plus permettre que de tels incidents se produisent », a-t-il précisé. La « révolution des parapluies », comme elle a été baptisée par les réseaux sociaux, connaît un fort retentissement à l'étranger et des rassemblements de soutien se sont déroulés dans plusieurs pays. Mais soumise à de fortes pressions médiatiques et diplomatiques, la Chine a prévenu Washington qu'il ne fallait pas se mêler de cette crise politique, tandis que l'Union européenne a fait part de sa « préoccupation ». Les demandes des manifestants « ne sont ni légales ni raisonnables », a averti de son côté le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste au pouvoir, dans un éditorial sévère. Leurs manifestations vont à « l'encontre des principes légaux et sont vouées à l'échec » et Pékin ne fera aucune concession, a souligné le Quotidien du peuple.
Enfin, le ministre des Finances de Hong Kong, John Tsang, a prévenu hier que les manifestations risquaient de ternir la réputation du territoire qui compte parmi les principales places financières du monde. Les manifestations menacent de « nuire de manière permanente à la confiance du marché », a-t-il estimé.

(Source : AFP)

Les chefs de file étudiants des manifestations prodémocratie à Hong Kong ont annoncé hier qu'ils ne participeraient pas aux négociations avec le gouvernement sur la réforme électorale du territoire chinois, estimant que la police avait laissé des groupes mafieux les attaquer. Le mouvement prodémocratie réclame l'instauration d'un suffrage universel plein et entier ainsi que la démission du chef de l'exécutif local, Leung Chun-ying, qu'il considère comme la marionnette de Pékin. Parviendront-ils à obtenir ce qu'ils réclament ? « C'est un jeu de poker », estime Willy Lam, universitaire spécialiste de la Chine. « Tout dépendra de leur capacité à faire descendre dans la rue des dizaines de milliers de personnes. Le soutien de l'opinion publique est vital pour le mouvement. »Sur le terrain, la tension était...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut