Une roquette a frappé de plein fouet un arrêt de bus à Donetsk, tuant au moins cinq personnes. Shamil Zhumatov/Reuters
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a mis en garde hier le président russe Vladimir Poutine contre l'imposition de nouvelles barrières commerciales contre l'Ukraine en exprimant ses « vives préoccupations ».
« L'application d'un décret » récemment adopté par le gouvernement russe et « proposant de nouvelles barrières commerciales entre la Russie et l'Ukraine (...) contreviendrait » à l'accord selon lequel l'UE a accepté de reporter la mise en œuvre de son accord de libre-échange avec l'Ukraine, a souligné M. Barroso dans un courrier à M. Poutine. Le chef de l'exécutif européen répondait à une lettre que lui a adressée le 17 septembre le président russe pour demander une révision de l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine, dont la conclusion a déclenché le conflit en Ukraine et la crise avec la Russie.
Pour contribuer à une amorce de détente, Bruxelles a accepté le 12 septembre d'ajourner au 1er janvier 2016 la mise en œuvre du volet commercial de cet accord. Mais en contrepartie de cette concession censée répondre aux inquiétudes de la Russie sur un afflux de produits européens sur son marché, Moscou s'est engagé à maintenir le régime commercial préférentiel qu'il réservait à l'Ukraine avant la crise.
M. Barroso confirme à M. Poutine la fin de non-recevoir déjà opposée par l'UE à la demande russe d'une révision de l'accord d'association. Il rappelle que cet accord « reste bilatéral » et qu'en conséquence, « toute adaptation » ne peut être du ressort que des deux parties contractantes.
Sur le terrain, la rentrée des classes a viré au carnage hier dans l'est de l'Ukraine, avec 10 morts dans des bombardements, dont quatre dans une école. Les séparatistes accusent l'armée d'être à l'origine des tirs, expliquant ne pas disposer des munitions retrouvées sur place. L'armée a démenti être responsable des explosions, dont le bilan est le plus lourd parmi les civils en une seule journée depuis le cessez-le-feu conclu le 5 septembre à Minsk. Les combats ont au total fait 68 morts, civils et militaires, depuis cette date.
(Source : AFP)


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