« Yalda ».
Six courts métrages et documentaires libanais participent à la 14e édition du Festival international du film de Beyrouth. Il convient de noter que tous ces films portent sur des sujets sociaux et humanitaires. Certains sont même basés sur des expériences personnelles. Quatre films sont en lice dans la catégorie des courts métrages du Moyen-Orient qui regroupe 17 films en compétition dont deux ont été produits par l'Institut d'études scéniques audiovisuelles et cinématographiques (Iesav).
« Le miroir »
Réalisé par la Franco-Libanaise Céline Kotaiche. C'est l'histoire d'une femme qui se découvre, jour après jour, à travers son miroir. Être une femme a aidé Kotaiche à faire ce film avec beaucoup de réalisme, à travers le miroir, « son compagnon dans la joie et dans la peine ».
« With thy Spirit »
L'autre film produit par l'Iesav est With thy Spirit de Karim Rahbani qui se déroule dans un couvent où le père supérieur est inconsciemment impliqué dans le meurtre du boucher Abdo, après une dispute entre les deux hommes. Père Geryes ne sait pas s'il doit raconter ce qui s'est passé à ses confrères, ou, au contraire, ne rien révéler. Les choses se compliquent quand il voit, en essayant de cacher le cadavre, le spectre d'Amin, un enfant syrien qui est venu se réfugier dans le couvent après la mort de ses parents dans la ville syrienne de Maaloula.
Karim Rahbani a admis s'être inspiré du film Marcellino pane e vino qui raconte l'histoire d'un orphelin délaissé à sa naissance par sa mère et recueilli par les moines d'un couvent.
Le réalisateur a passé 6 jours dans un monastère afin de mieux connaître la vie des moines portée à l'écran dans ce film qui a nécessité un an et demi de travail.
Des excuses faites à Beyrouth sous ses ponts
L'architecte Antoine Fadel reflète dans son film My Apologies to Beirut le développement qu'a connu la capitale libanaise sur le plan architectural, à travers un mécanicien d'une soixantaine d'années qui a perdu sa famille et son logement à Beyrouth et qui vit désormais sous les ponts, en observant cette ville dont il connaît tous les coins et recoins et dont le paysage architectural a été largement modifié.
Fadel, qui s'est inspiré du quotidien d'un chauffeur de taxi qui vit sous le pont reliant la ville de Jdeidé à Bourj Hammoud présente ses excuses à Beyrouth « où les tours sont édifiées sans aucun souci de préserver les caractéristiques essentielles de la ville ».
« Yalda »,
L'héroine de ce film éponyme – qui tire son nom de la fête du Yalda dans le calendrier persan qui célèbre le solstice d'hiver – est la seule survivante d'un accident de la route qui a coûté la vie à ses quatre amis (3 garçons et une fille) qui aidaient leur copain, un réfugié syrien, à rentrer chez lui. Rusha Faraj nous présente en 36 minutes des relations d'amour et d'amitié, des sentiments patriotiques et la tristesse découlant de la perte des êtres chers.
« Beirut Hanan Beirut »
Deux autres films libanais sont présentés hors compétition dans le cadre d'« Espace public », sous-catégorie de la section « Front du refus » créée à l'occasion de la 14e édition du BIFF.
Beirut Hanan Beirut, premier film du réalisateur Patrick Issa, nous présente un échange culturel entre deux filles. La première est une fille rebelle qui vit dans une société de consommation dotée de technologies avancées. La deuxième est une Bédouine rebelle et intelligente qui vit, privée de ses droits les plus élémentaires, dans la vallée de la Békaa avec des nomades pasteurs et qui rêve de devenir hôtesse de l'air. Patrick Issa a eu l'idée de ce film en voyant sa sœur parler à une jeune bédouine lorsqu'il photographiait un campement de Bédouins dans les montagnes de Sannine. Le film met en relief le contraste frappant entre ces deux cultures
« Will you marry me ? »
Le documentaire relate l'histoire de son réalisateur Zuheir Kreidieh, homosexuel et porteur de VIH.
Le film essaie de banaliser cette maladie en se concentrant sur la réaction de la famille du réalisateur et des ses proches, le comportement des copains de classe et, plus généralement, la discrimination dont souffre les séropositifs au sein de la société. Kreidieh y raconte sa souffrance en détail, n'hésitant pas à mettre en scène son arrestation et sa déportation d'un pays du Golfe, ainsi que sa violente dispute avec son père, pour transmettre son message dans lequel il critique la loi du silence adoptée à cet égard.
« Le miroir »Réalisé par la Franco-Libanaise Céline Kotaiche. C'est l'histoire d'une femme qui se découvre, jour après jour, à travers son miroir. Être une femme a aidé Kotaiche à faire ce film avec beaucoup de réalisme, à travers le miroir, « son compagnon dans la joie et dans la peine ».
« With thy Spirit »L'autre...


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