Le fils de Schumacher, Mick Betsch ou Mick Junior au choix, tente de se faire un nom en toute discrétion, et c’est tout à son honneur.
Sa présence a failli passer inaperçue mais ses performances ont fait que le jeune homme est sorti de l'anonymat. Âgé de 15 ans, Mick ne porte pas le nom de son père. Avant le grave accident de celui-ci, il portait le nom de jeune fille de sa mère, Betsch, qu'on pouvait voir inscrit sur sa combinaison. Mais depuis le 30 décembre 2013, il se fait appeler Mick Junior par les speakers pendant les courses.
Ce week-end, le fils du septuple champion du monde de formule, 1 s'est classé deuxième dans la catégorie KF Junior, lors des championnats du monde de karting à Aunay-les-Bois, dans l'Orne.
L'occasion pour les journalistes présents sur place de le découvrir lors de la traditionnelle conférence de presse d'après-course réservée aux trois premiers. Et surtout, une aubaine pour les photographes qui ne se sont pas gênés pour le mitrailler, malgré l'interdiction des avocats de Michael Shumacher, dont l'état de santé reste précaire.
Face aux médias, Mick Junior est apparu très professionnel, certainement bien briefé par son entourage. « J'aurais aimé gagner, c'est sûr. C'est toujours différent de dire je suis champion du monde ou vice-champion. Mais je suis quand même content », a-t-il simplement déclaré.
Son coéquipier au sein de l'écurie Tony Kart, Gabriel Aubry, apprécie le personnage : « C'est quelqu'un de très humble, bien élevé. Une personne de confiance, il est toujours très gentil » et reconnait qu'il a des qualités sportives : « C'est un bon pilote, très fin dans la conduite, une belle carrière l'attend. » Aussi belle que celle de son père ?
Ressemblance frappante
À 15 ans, « Schumi » remportait le championnat d'Allemagne junior de karting avant de devenir champion d'Europe trois ans plus tard. D'ores et déjà vice-champion du monde, tous les espoirs sont donc permis pour Mick Junior, même si, selon Jules Bollier, pilote de l'équipe de France, rien est encore acquis : « Pour moi sur la piste, c'est un pilote comme un autre. Ce n'est pas parce que son père était le meilleur qu'il le sera aussi. En tout cas, pour le moment, il ne l'est pas encore. »
Le jeune homme dont la ressemblance est frappante avec son père semble en être conscient : « Mon souhait pour le moment est de continuer en KF. » Le meilleur moyen de suivre les traces de son père qui avait passé plus de quatre ans à faire du karting. Mick Junior n'en est qu'à sa seconde saison.


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